lundi 30 octobre 2006

Chateauneuf-lès-Moustiers

Village abandonné depuis la fin de la seconde guerre mondiale. (bref historique)


Quatre ans plus tard éclata la guerre de 14. Sur les vingt ribotins (qui se réunissaient pour faire la fête), dix-sept restèrent sur les champs de bataille. En mourut aussi, le village de mon père, Châteauneuf-les-Moustiers.
Marcel Scipion, L'arbre du mensonge.





L'église.





Anciennes rues.





La place. Le tilleul est toujours là.



C'est fou comme le village s'est délabré en un rien de temps, quand on compare ces photos à celles que l'on peut trouver sur d'autres sites. Par exemple ici, où il reste des toîts avec des tuiles. Pourtant, en 2003, et même en 2000, le village était dans un état assez semblable à aujourd'hui.








Quelques autres photos ici.

Rapaces de Haute Provence

Détails d'un panneau à l'entrée de Rougon, pour reconnaître les rapaces vus d'en bas.



Le dernier, c'est le faucon crécerelle, comme celui qu'on avait trouvé dans le jardin.


Apparemment le village semble être un haut lieu des ornithologues, hier il y en avait toute une équipe perchée au plus haut point du village pour essayer de filmer des vautours. Les oiseaux étaient bien là, mais un peu trop loin pour qu'on puisse en profiter.

Rougon

Passage par Rougon, village hors AGCS.









Vers le sud-ouest.



Vers l'est, avec le Verdon et la route en contre-bas.



Vers le sud.



Vue générale du village.



La Palud sur Verdon

Rencontre avec des moutons géants et leur berger à l'obscur dialecte pendant une halte à La Palud.







Lac de Sainte Croix

Pique-nique sur les bords du lac de Ste Croix, côté Aiguines.



dimanche 15 octobre 2006

Jean Sur

Penser ce qu'on sent, dire ce qu'on pense, faire ce qu'on dit.

Résurgences


jeudi 12 octobre 2006

Invitée surprise

Une petite femelle faucon crécerelle (voir aussi la fiche de la LPO), blessée à l'aile et à la patte, et tombée hier dans le jardin.


J'en ai profité pour la prendre en photo, c'est tellement rare d'avoir une si jolie bête sauvage sous la main.



samedi 30 septembre 2006

Boby Lapointe

Si on n'avait pas inventé les mots, on serait aussi con qu'un tire-bouchon sans bouchon, un bouchon sans goulot, un goulot sans bouteille, une bouteille sans vin, un vin sans vigne, une vigne sans terre et une terre sans rien, ni personne pour trouver les mots pour parler du raisin.

jeudi 21 septembre 2006

La Sainte Victoire du jour

Ce matin, quelques nuages épars qui lui font une barbe légère.



mardi 19 septembre 2006

Rencontre du matin

J'ouvre la porte et qui je vois ? Une future maman



lundi 18 septembre 2006

Allemagne-en-Provence

Visite du château d'Allemagne-en-Provence pendant les journées du patrimoine.


La visite est honteusement nulle, surtout ne pas la faire : on y passe 35 mn à écouter des erreurs historiques racontées par une nana qui interdit de prendre des photos, le tout en passant dans à peine 5 ridicules pièces remplies de faïences de Monaco et du pire de l'Art Nouveau. Vraiment nul et très cher pour si peu (8€). Mais le château est splendide.


Du coup j'ai pris des photos de nénuphars.











dimanche 17 septembre 2006

Mont Venturi

Ce matin les nuages s'accrochent au sommet pendant que le soleil lui chaoutille les côtés.


sainte victoire

lundi 11 septembre 2006

Rians

La petite ville de Rians a déjà son site web officiel. Mais elle a aussi le Rianscope, qui a été créé à l'initiative d'habitants.

Comme le montrent ces sites la ville regorge d'activités et d'initiatives, notamment culturelles. C'est tellement rare dans le coin que ça vaut le coup de le souligner: quel village à moins de 50km d'Aix peut se targuer d'avoir des galeries d'artistes, à part Rians? Quel village a plusieurs bon restos un peu sympas et originaux? (*) Quel villge organise régulièrement des sorties nature, des fêtes, etc.? Quel village a un luthier et un sellier, et tant d'autres artisans encore?

C'est probablement l'un des plus jolis, et l'un des plus vivants, et l'un des plus agréables villages du coin, rassemblant toutes les qualités possibles: campagne, et vie culturelle (et pas en essayant de se prendre pour une ville, non: en mettant en valeur ses propres qualités). C'est dommage que ça soit si loin de mon lieu de travail, et si près de Cadarache, sinon j'y habiterais déjà.

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(*) Il y a bien les Sarments à Puyloubier (dont la page web n'est pas à jour!), qui a pour (géniale) spécificité de ne proposer que des produits locaux (et tellement bien cuisinés dans des recettes originales), mais c'est bien le seul...

dimanche 10 septembre 2006

Ouverture de la chasse

Pour info parce que j'ai cherché un moment avant de trouver (source) :

Périodes de chasse en France


On chasse plus de 6 mois par an
Lorsque l'on pense : ouverture de la chasse, on pense au mois de septembre. Effectivement l’ouverture générale a lieu :
  • le 1er dimanche de septembre en Corse;

  • le 2ème dimanche de septembre dans le sud de la France (Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Franche-Comté, Auvergne et Rhône-Alpes);

  • le 3ème dimanche de septembre en Pays de Loire, et départements de la Côte d’or, de l’Indre et Loire, de la Saône et Loire;

  • le 4ème dimanche de septembre dans le Nord de la France (Nord, Picardie, Ile de France, Centre, Haute-Normandie, Basse-Normandie, Bretagne, Champagne-Ardenne, Lorraine, Bourgogne).

Mais il faut savoir que l’ouverture de la chasse aux oies et limicoles a lieu en août. Dur mois, durant lequel à partir du 15, les battues au sanglier se pratiquent de plus en plus. Enfin, sur autorisation individuelle, la chasse, à l’approche ou à l’affût du sanglier, du chevreuil ou du daim peut commencer dès le 1er juin. Depuis 2005, le renard peut être chassé lors de ces chasses précoces aux sangliers ou aux chevreuils. Autre nouveauté 2005, la chasse de la perdrix est possible depuis le 1er dimanche de septembre dans 7 départements (03-08-10-51-59-62-80) et à condition que se soit sur des populations naturelles (sans lâchers), avec plan de gestion.

Fermeture de la chasse
La fermeture générale a lieu le dernier jour de février. Pour certaines espèces, comme les tétras et le lièvre, la fermeture est plus précoce mais la chasse à courre se lieu jusqu’au 31 mars (la destruction par le tir des espèces classées «nuisibles» se poursuit au-delà de la fermeture de la chasse).

Conclusion
La chasse à tir dure donc 6 mois (de septembre à février), mais le tir peut en fait se pratiquer 10 mois par an ! Chaque année, vous pouvez demander en Préfecture, ou en Mairie, l’arrêté préfectoral fixant les périodes et les conditions de chasse dans votre département.

Il faut ajouter à cela que les chasseurs n'ont pas le droit de pénétrer dans les vignes avant le 1er octobre.

Potagers argentins et salades arfricaines

Je trouve deux textes en parallèle ce matin. Le premier parle de jardins potagers urbains en Argentine. Le second (*) parle de la pénurie en eau causée par nos achats occidentaux de denrées produites en Afrique alors qu'elles n'auraient rien à faire traditionnellement.


Ça me fait penser à ce que j'ai pu lire ces dernières semaines dans Vacarme. Leur numéro du printemps était consacré à l'Amérique Latine. Il y avait plein de choses à lire et je ne saurais trop le conseiller.


Ça me fait penser aussi à ce fait, pas si compliqué, de consommer local. Ça n'est que le 7e point des dix conseils pour entrer dans la décroissance de Casseurs de pub, aussi étonnant que ça pusse paraître. Ça arrive loin après "jeter sa télé". Même si c'est mieux que rien, n'empêche que consommer local permet de remédier à pas mal de problèmes. Ne serait-ce que parce qu'on apprend par là à s'intéresser à comment sont fabriquées, élevées, conçues les choses que l'on consomme, chose que l'on ne peut pas faire pour ce qui vient de loin, même en y mettant la meilleure volonté du monde. Parce que ça nécessite donc de s'impliquer dans son environnement local, et que c'est un début parfait pour arriver au reste.


Je peine à comprendre comment on peut, dans un coin comme le mien, faire venir des tomates d'Espagne ou des choses comme ça.


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(*) C'est une traduction d'un article paru dans The Independent, mais qui est payant sur le site d'origine. A croire que l'indépendance a un prix...


dimanche 30 avril 2006

Sainte Baume

Première balade herboristique récupérée sur feu le site de l'Amicale OPLF. Je l'antidate pour conserver une chronoligie normale (mais je fais paraître ce texte ici le 19/01/07).


Il y avait un bois sacré, qui, depuis un âge très reculé, n’avait jamais été profané. Il entourait de ses rameaux entrelacés un air ténébreux et des ombres glacées, impénétrables au soleil. Il n’est point occupé par les Pans, habitants des campagnes, les Sylvains maîtres des forêts ou les Nymphes, mais par des sanctuaires de dieux aux rites barbares ; des autels sont dressés sur des tertres sinistres et tous les arbres sont purifiés par le sang humain. S’il faut en croire l’antiquité admiratrice des êtres célestes, les oiseaux craignent des percher sur les branches de ce bois et les bêtes sauvages de coucher dans les repaires ; le vent ne s’abat pas sur les futaies, ni la foudre qui jaillit des sombres nuages. Ces arbres qui ne présentent leur feuillage à aucune brise inspirent une horreur toute particulière. Une eau abondante tombe des noires fontaines ; les mornes statues de dieux sont sans art et se dressent, informes, sur des troncs coupés. La moisissure même et la pâleur qui apparaît sur les arbres pourris frappent de stupeur ; ce que l’on craint ainsi, ce ne sont pas les divinités dont une tradition sacrée a vulgarisé les traits ; tant ajoute aux terreurs de ne pas connaître les dieux qu’on doit redouter ! Déjà la renommée rapportait que des tremblements de terre faisaient mugir le fond des cavernes, que des ifs courbés se redressaient, que les bois, sans brûler, brillaient de la lueur des incendies, que des dragons, enlaçant les troncs, rampaient ça et là. Les peuples n’en approchent pas pour rendre leur culte sur place, ils l’ont cédé aux dieux. Que Phébus soit au milieu de sa course ou qu’une nuit sombre occupe le ciel, le prêtre lui-même en redoute l’accès et craint de surprendre le maître de ce bois. (d’après Lucain, la Phrasale, 49 av.J.C.)


Avant de recevoir le nom de Sainte-Baume, le massif était connu comme Le Gargare. Garganos, héros celte bon vivant dont Rabelais s’inspira librement, a prêté son nom à bien des sommets de nos contrées, de la Normandie à l’Italie du Sud. (source)


En arrivant sur le plateau du Plan d’Aups, dit le frère Philippe Devoucoux du Buysson (ancien gardien de la grotte), le visiteur s’émerveille d’abord devant la majesté de la longue barre rocheuse qui s’allonge au dessus de lui sur 12 Km de long d’Est en Ouest. Au centre de cette barre exposée au Nord, le regard est principalement attiré par une falaise légèrement incurvée, de près de 150 mètres d’à-pic. Au coeur de celle-ci s’ouvre une ténébreuse caverne appelée «baoumo» et devenue «sainte Baume» depuis le séjour solitaire qu’y aurait effectué sainte Marie Madeleine. Le nom a, depuis, englobé tout le massif dont la ligne de crête culmine à plus de 1000 mètres…
Le pèlerin ou le visiteur devra, dans un premier temps, monter pendant plus d’une demi-heure à travers une forêt épaisse et inquiétante où les rayons du soleil, pourtant éclatants en Provence, ne pénètrent jamais. Les chênes et les hêtres y sont plusieurs fois centenaires, et certains ifs, dit-on, seraient âgés de mille ans. Partout l’eau suinte, noire, dans l’étrange forêt. Tout est sombre et silencieux. Le poète Lucain, au 1er siècle donne de ce bois sacré une description détaillée dans La Pharsale. (source)


Quelques arbres gigantestques de la forêt





Le flanc nord du massif de la Sainte Baume est caractérisé par une longue falaise haute de plusieurs centaines de mètres au pied de laquelle s’étend une forêt inhabituelle en Provence, une forêt druidique aux essences variées et plusieurs fois centenaires. (…)
La forêt de la Sainte-Baume fut probablement un bois sacré chez les Gaulois et la tradition qui en faisait un lieu respecté a survécu. Celle-ci est, depuis longtemps, “hors coupe”, c’est-à-dire qu’on n’y retire que les arbres morts. (source)


Cette forêt fait 140 hectares. Abritée par la falaise et protégée depuis longtemps, on y trouve des essences rares en Provence, et des arbres d’une taille rare.

Le massif est strictement réglementé : pas de moteurs, pas de vélos, pas de chiens, pas de portables, pas de cris, pas de feu, pas de camping, défense de ramasser les plantes,… et la surveillance est assurée par des gardes à cheval depuis des siècles.

Les feuilles d’érables de Montpellier repoussent







Et celles des érables champêtres aussi



Des feuilles de chêne blanc qui repoussent



Un fruitier en fleurs, je ne sais pas si c’est un poirier ou un pommier



Un alisier torminal d’une bonne quinzaine de mètres de haut



Le massif de la Sainte-Baume comporte des biotopes très différents du fait de l’orientation est-ouest de la chaîne et de son altitude élevée pour la Provence (point culminant: le massif des Béguines, 1147m) Sur le flanc nord, la célèbre forêt de la Sainte-Baume avec sa hêtraie constitue les derniers vestiges des forêts qui couvraient la Provence il y a 10.000 ans. (source)


Petite fleur (une anémone hépatique, je crois)



Un bouton d’or (renoncule)



Du tamier, ou de la salsepareille je me souviens jamais



Des hellébores en fleurs



Un genre de sauge, je crois



Une narcisse des poètes



Une orchidée pourpre





Un orchis olbiensis (orchis de Hyères)



Une fleur inconnue (et minuscule de surcroît). Un polygale peut-être?



Une asphodèle





Et un joli pissenlit en âge d’être soufflé





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