Ça y est, c'est signé, on va déménager. On quitte le sud...
... de la Sainte Victoire.
On quitte la vallée de l'Arc. Notre fils naîtra dans le Var, et de ça je suis joyeuse (y'a pas de petits plaisirs).
On va changer de façon de vivre aussi, probablement assez largement. On passe d'une petite maison indépendante à un bout d'une ferme qui fonctionne un peu comme un petit hameau. Quand on a visité, on a vu du monde qui passait devant la maison en demandant au propriétaire "Alors ? Comment ils sont ?" Ça a l'air de se rencontrer régulièrement et de concevoir le grand catalpa côté sud comme une place de village. Ça a l'air de vivre, pas en communauté non, mais en interdépendance. En connexion.
C'est plus grand. On aura une chambre pour le bébé. Et une vraie grande pour nous, où je pourrai installer la machine à coudre sur une table toute exprès. Et un bureau/atelier pour mon mari.
Y'a toute la forêt à portée de main (de pieds...) et des champs de céréales et une vue sur tous les massifs alentour à découvrir, et des poules et un bel âne de Provence qui m'a l'air tout jeune et quelques chevaux que je n'ai pas encore vus mais qu'on m'a racontés, et des gens partout de tous âges et de toutes origines, y'a une zone à chasse interdite au bout du chemin, y'a des chemins de balade à ne pas savoir par où commencer, y'a plein d'oiseaux et ce calme bruyant de la nature qui nous enveloppe.
Je vous dis pas le trac que j'ai. On va déménager ! Ça peut paraître infiniment couillon d'avoir le trac de quitter la vallée, mais ça faisait longtemps qu'on y habitait, on y avait toutes nos habitudes, on commençait à bien la connaître, on s'y était attachés et on en connaissait pas mal d'histoires de lieux et de familles, de plantes et d'animaux.
Là où l'on va, il y a plein de choses que l'on aime. On y allait assez souvent, d'ailleurs, pour des fêtes et des brocantes. On était attirés par le coin, et on avait déjà visité des choses, mais jamais rien qui nous convienne vraiment assez pour accepter d'y emménager. Et puis tout s'est passé très vite. Une annonce, un coup de fil, une visite dans la foulée, un apéro, une nuit de sommeil et c'était fait. Alors qu'on était sur un autre plan, qui trainait... et que l'on n'arrivait pas à se résoudre à accepter.
On a un mois pour encartonner notre éternel cafoutche et le transférer là-haut. Ça va promettre de chaudes journées...


























