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mercredi 11 mai 2011

Un pas après l'autre (mais tout de même, c'est le printemps)

Comme le temps passe vite ! En fait je ne sais pas par où (re)commencer, pas envie de faire un résumé de "ma vie entre temps", pas envie non plus de reprendre comme si je n'avais jamais arrêté parce que... parce qu'il m'était venu une certaine aisance, une certaine légèreté avec la pratique quotidienne que j'ai perdues avec le temps passé depuis.

Mais comment faire alors ?

Je pourrais commencer par mettre un cliché d'un genre connu. Orchis anthropophora, l'orchis "homme pendu". Bien contente d'en avoir trouvé une station tout près de chez moi (dans un endroit tout à fait inattendu, comme d'hab'), puisque je n'en avais jamais vu en vrai encore.



Mais c'est difficile comme tout de reprendre la photo herboristique avec un bébé porté, même dans le dos. Elle n'a évidemment pas la même patience que moi pour ces choses ; bien qu'elle soit en ce moment complètement fascinée par les arbres, alors je me fais une joie de lui montrer en détail toutes les espèces qu'on croise (quand je pense que tous ses premiers mois j'attendais avec impatience de lui faire toucher un arbre !).

Et elle goûte à tout évidemment, y compris les fleurs... une pâquerette (pas grave) et un iris (moins bien) en ot déjà fait les frais depuis le début de la semaine.

Ah ! Tiens... (un coq-à-l'âne total) je devrais faire des post antidatés, sur les couches lavables, sur mes modes de portage, sur la diversification, sur l'allaitement, sur le cododo, sur l'éducation non violente, sur la couture, sur le projet de naissance sans violence,... et puis aussi sur le travail (ou pas), et puis sur la vie en général, et sur tout ce qui a changé, et sur les chevaux, et sur les plantes, et sur, et sur...

Mais pourquoi antidatés en fait ? Peut-être parce que ça m'impressionne beaucoup, tout ce qui s'est passé, pendant tout ce temps loin d'ici.

C'est comme le début de chaque chemin : il faut commencer par un premier pas puis un autre et un autre, et une fois qu'on en a fait quelques-uns ça devient très vite plus facile. Allez allez, le plus dur c'est de commencer, et ça c'est déjà fait.

lundi 14 septembre 2009

Crôaaa

Une visiteuse du début de l'été.


jeudi 28 mai 2009

De jolies choses aussi

Parce que la vie ne s'arrête pas .



Ophrys fuciflora (je crois !), Lac de Sainte Croix, avril 2009.

Il y a eu le retour du soleil, quelques apéros de fin d'après-midi entre amis, la tendre présence quotidienne de mes voisins, de nouvelles amours équines si touchantes, l'amour de mon mari au travers des tempêtes qui nous tansent, la musique, le potager qui n'en finit plus de pousser, des sourires, des fleurs, les incroyables senteurs du printemps.

mardi 14 avril 2009

Au réveil

Plein-voir, gorges du Verdon, avril 2009.


Je me suis réveillée ce matin sans savoir qui j'étais. Plus que ça : sans savoir ce que j'étais. Comme une impression végétale. Étrange. J'ai mis un temps non-négligeable à retrouver mes marques, le lieu, le temps, la nature.


Je n'ai pas pu me rendormir : les lattes du sommier sont vraiment trop nazes.


J'ai réussi à voir le soleil se lever, imprimant son rouge intense sur les carreaux de la cuisine.

jeudi 11 décembre 2008

Ça y est




Et pendant que je choisissais mes photos à l'instant, il se met à tomber de gros flocons...

mardi 25 novembre 2008

Il fait froid...

...mais fort beau. Ce matin tout était recouvert de givre, c'était magnifique sous les premiers rayons du soleil (et sous les suivants aussi parce que ça a mis un temps fou à fondre c't'affaire).


Je suis allée faire un tour aux chevaux dans les parcs en haut. Voir s'ils n'ont pas froid, s'ils vont bien. Le danois s'ennuie, il est tout seul dans son parc et je sens qu'il a terriblement besoin de copains pour jouer (et sans doute pour se réchauffer aussi). J'aimerais bien le mettre avec d'autres chevaux. Dans l'idéal, j'aimerais bien rassembler tous les parcs du haut pour n'en faire qu'un seul grand et qu'ils soient tous ensemble dans un espace suffisamment grand pour jouer, marcher (presque) autant qu'ils le veulent, et que s'il y a des inimitiés ils ne soient pas obligés de rester ensemble. Je suis convaincue que ça ferait du bien à tout le monde... mais les propriétaires ne sont pas de cet avis.


On avait 2 groupes de 2 chevaux chacun. L'un des deux groupes est constitué de deux juments qui ne s'entendent pas, si bien que quand elles sont toutes les deux il y en a une qui passe son temps à faire fuir l'autre, à la mordre, à l'empêcher de manger. Alors on avait rassemblé les 4 chevaux ensemble, dans un plus grand parc, en espérant que ça modifie un peu les rapports de force. Ça avait fonctionné à la perfection : la petite avait retrouvé une place qui lui permettait de manger, d'être tranquille, et la grosse s'était faite copine avec la jument qui avait pris la tête, elles passaient leur temps à se faire des papouilles.


Oui mais les propriétaires des deux juments n'ont pas été de cet avis ; ils pensent que leurs juments, qui ne sont plus dans leur prime jeunesse, n'ont ni assez ni assez bien à manger dans les parcs en hiver. Ils trouvent que ça n'est pas pratique de leur amener un complément alimentaire (même si ce n'est pas eux qui s'en occupent). Et puis, ils trouvent que les grands parcs sont trop loin de la sellerie, que ce n'est pas pratique pour eux. Alors ils ont remis leurs deux juments dans un parc du haut. Et la galère pour la petite a repris : je viens de lui voir une grosse trace de morsure sur l'épaule droite, et elle ne quitte que difficilement les arbres pour s'approcher quand on l'appelle.


Je les ai prévenus qu'elles ne s'entendaient pas et que ça se régulait de soi-même quand elles étaient avec d'autres chevaux (j'ai passé sur le fait que ce sont des animaux grégaires qui ont besoin de contacts avec leurs congénères pour se sentir équilibrés - et accessoirement, pour avoir chaud en hiver). Ils m'ont dit qu'ils le savaient, que j'avais bien raison, et que donc la solution était... de diviser le parc des deux juments pour les séparer l'une de l'autre.


Je comprends bien leur position, franchement. Mais je suis déçue. Je me demande si le fait de vouloir voir les chevaux rester ensemble, essayer de les mettre dans des conditions les plus proches du naturel pour ne pas trop leur nuire, je me demande si tout ça vient du fait que moi, je les vois tous les jours et peu importe s'ils sont dans un grand parc un peu loin. Le fait est que les deux juments étaient mieux quand elles étaient avec les deux autres, mais peut-être que pour s'imprégner de ce genre de chose il faut voir les chevaux évoluer au quotidien, et que sinon ça reste trop théorique, trop lointain. Je sais bien qu'avant je ne me posais pas toutes ces questions sur le bien-être des chevaux.


Et ce danois qui s'ennuie, qui passe son temps le long de la séparation avec le parc d'à côté à regarder ce qui se passe, à essayer de guetter l'attention, et même qui a passé une journée entière à hennir pour appeler l'une des deux juments en question quand elles ont été remises en haut, ça aussi ça me tracasse. Ce cheval, avant, était dans un club et il voyait du monde tout le temps. Je ne sais pas si l'on s'occupait régulièrement de lui, mais en tout cas il avait de l'activité tout autour de lui toute la journée. Et là, je vois bien qu'il s'ennuie.


Et je ne sais pas quoi faire. Je ne peux pas prendre d'initiative, parce que ce ne sont pas mes chevaux, et je n'en ai pas non plus la responsabilité. Alors je vais les voir régulièrement mais ça ne suffit pas, au contraire ça ne fait que m'ennuyer un peu plus à chaque fois que les vois comme ça.


Et les deux loulous du proprio et de son ami restent tous les deux perdus dans un grand parc tout en bas... c'est dommage, eux aussi étaient mieux quand ils partageaient leur terre avec d'autres.


Bientôt, il va y avoir une reconfiguration des parcs du haut parce que l'un des propriétaires va partir. Il va laisser un enclos qui doit faire un petit hectare ; de quoi repenser en profondeur l'aménagement des parcs (qui de toute façon sont à refaire parce que la plupart des poteaux ont bougé, sont nazes, et que l'électricité ne passe plus tellement les fils sont usés). Je voudrais trouver une solution qui plaise à tout le monde. Mais le problème, c'est que par "tout le monde" j'entends aussi bien les bipèdes que les quadrupèdes, et que tout ça fait beaucoup d'avis contradictoires...


...Alors je vais me balader et je les regarde, en espérant que peut-être eux me souffleront une idée lumineuse du bout de leurs grands naseaux tous chauds.


Pour finir, rien à voir avec les chevaux, mais voilà une bonne illustration de la technique du réchauffement par les pairs ! Même les espèces non grégaires s'y mettent, c'est dire.



Et puis c'est pas tout ça mais le soleil se couche, c'est l'heure du foin. Allez zou, un bonnet, des gants, et c'est parti pour l'un des moments les plus agréables de la journée : leur donner à manger puis savourer le coucher de soleil en les écoutant mâcher.

jeudi 23 octobre 2008

Une petite signature, pour la route

Dans bref tour sur mon agrégateur j'ai trouvé ce billet :


Bouriane verte: Roquebrune sur Argens (83): on sort vraiment de la Bouriane


pour aller se rendre compte qu'à Roquebrune sur Argens, le territoire de la commune est interdit de survol aux rolliers, guêpiers et autres PGTR (Pie grièche à tête rousse); à cette fin, un moyen original de les virer a été mis en route : au Verteil, les autorités permettent la construction d'une piste de moto cross et de quads dans une zone Natura 2000 particulièrement riche en oiseaux. C'est peut-être le début d'un bétonnage organisé, courant dans ces régions méridionales.
(...)

Vous trouverez sur le billet de Jean-Pierre tous les liens nécessaires, mais je mets tout de même au moins celui qui permet de se faire une idée de la situation et de signer la pétition :


http://roquebrune.welcometoparadize.com/


Pas trop mon genre de faire dans la pétition, mais là tout de même... c'est chez moi, mince alors ! Et c'est le strict minimum que je puisse faire.

Help needed

Bon, ben comme je ne sais pas quoi dire ces jours-ci (et ça dû se remarquer...), j'ai une question à vous poser : qu'est-ce que je pourrais bien planter dans mon jardin ? En gros, j'ai besoin de plantes qui font des fleurs et qui grimpent le long des canisses, et puis aussi de plantes pour faire des massifs, certains en plein soleil, d'autres à l'ombre. Le tout dans une terre plutôt globalement calcaire, où il gèle en hiver (mais bon modérément tout de même, ça reste en Provence), où le mistral souffle bien, et je voudrais des trucs qui poussent vite, qui ne meurent pas tous les ans si possible (vive les vivaces) ou alors qui se re-sèment tous seuls, et puis, et puis... qui soit rustiques et pas exotiques ! J'ai passé deux jours à parcourir le catalogue du Biau Germe mais comme il n'y a que très peu d'illustrations et que je suis nulle en plantes à fleurs, j'ai beaucoup de mal à me représenter ce que je pourrais tenter :-/


Des idées, des idées ? Parce que moi je sèche grave sur la question !


Y'a aussi mon plan de jardin qui traine, mais je ne sais tellement pas quoi planter, et ce jardin est tellement régulier, que je ne sais pas par quel bout commencer ! Avant j'avais toujours des arbres plantés ça et là, des rochers, des restanques pour me guider dans mon inspiration et ajouter des contraintes avec lesquelles jouer mais là, rien de tel. Juste un grand rectangle, tout plat, avec des canisses sur les petits côtés, le mur de la maison sur le grand côté sud (qui donc fait une partie très ombragée à son pied) et une rangée de cyprès (acides !) sur le grand côté nord.


J'mettrais bien des photos pour vous aider à m'aider (non parce que vraiment, j'ai besoin d'aide sur ce coup-là) mais je n'ai toujours pas retrouvé le câble pour faire le transfert de l'appareil...!

mardi 30 septembre 2008

Oublier tout savoir

C'est le thème-phare d'un magasine que j'ai acheté l'autre jour et que je ne connaissais pas : Planète cheval au naturel.



Il y a des chevaux à la ferme. Et l'on n'a de cesse de me proposer de m'en occuper, quand j'irai mieux. Alors je reprends un peu de service dans cette passion qui m'a tenue si longtemps et dont j'avais peu parlé ici parce que je ne pratiquais plus. Donc en tombant sur ce magasine, j'ai bien eu envie de voir ce qu'ils racontaient dedans, question de me remettre... le pied à l'étrier.


Et j'y ai lu un article (résumé ici : Avec application... on achève bien les chevaux !) qui a remis des tas de choses en question dans ma tête. Je pensais qu'un certain nombre de mes connaissances équestres étaient sures, relevaient de la connaissance naturelle des chevaux et n'étaient pas à remettre en question, bien que je ne les avais pas vérifiées par moi-même mais je croyais que si tout le monde se basait sur cela, c'était que ça devait être vrai.


Des choses comme le fait que quand on pince (voire, quand on brosse) un cheval le long de la colonne vertébrale entre l'emplacement de la selle et le début de la croupe, il réagit en creusant le dos parce que ça le chatouille. L'auteur explique (avec des éléments qui semblent tomber sous le sens, quand on y réfléchit 5 minutes) qu'il n'en est rien, et que si le cheval s'abaisse comme cela c'est parce qu'il a mal. Et pourquoi a-t-il mal d'après lui ? Parce qu'il porte des fers, qui modifient complètement ses aplombs et son équilibre, et qui lui font forcer sur son dos, qui souffre (surtout quand on vient le lui rappeler en le pinçant).


Des choses, aussi, comme le simple fait qu'un cheval a une espérance de vie d'environ 25 ans. J'ai toujours entendu dire à peu près ça, +/- 5 ans grosso modo. (Au passage, c'est nettement moins qu'un âne qui vit une bonne soixantaine d'années si mes souvenirs sont bons.) Alors les chevaux "de loisir" sont mis au travail à partir d'environ 18 mois (plus ou moins progressivement, ça dépend des méthodes et des gens) et partent à la retraite à une vingtaine d'années, suivant leur état général (souvent piètre sur la fin du "service"). Là, l'auteur de l'article explique que lui, éleveur de chevaux "au naturel" n'a pas tenu compte des on-dit en la matière ; il pose qu'un cheval a fini sa croissance à 7 ans, alors il les met au travail à 10 ans (alors que ça commence à représenter un "âge avancé" dans les centres équestres), les met en retraite à 30 ans, où ils vivent tranquillement jusqu'à... une quarantaine d'années !


Autant dire que je n'en revenais pas, à la lecture de cet article. Tant de choses paraissant évidentes qui s'effondraient d'un coup. Remarquez, j'aime bien les connaissances a priori qui s'écroulent : ça laisse place à l'observation et la réflexion. Mais là ! Quand je pense qu'à peine quelques heures avant d'acheter ce magasine j'étais encore en train d'expliquer à une voisine que c'était normal que son cheval ne soit plus trop vaillant parce qu'il a 20 ans et que dans les clubs c'est l'âge de la retraite...


Alors, alors on va tout reprendre depuis le début. Ici à la ferme, tous sont très ouverts. Alors on va pouvoir faire des essais. Et puis les chevaux sont placés dans des conditions qui ne se prêtent pas trop mal à tendre vers des conditions naturelles, donc ça ne nécessiterait pas de trop grands chamboulements, on pourrait y aller petit à petit en modifiant certains détails par ci par là.


La première étape, et tellement essentielle, consiste à observer les chevaux, les observer sans a priori, dans leurs relations entre eux, dans leurs habitudes, et refonder notre relation avec eux en prenant leur mode de vie naturel en compte, et non pas que le nôtre. Je peux commencer à le faire doucement, ça. Et puis ça me fait tellement plaisir de retrouver le contact des chevaux.


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J'ai oublié quelques liens qui peuvent être utiles :


  • Equi-libre, l'association de Pierre Enoff, l'auteur de l'article en question. Il s'agit d'un centre d'hébergement et de randonnées équestres situé dans les Pyrénées. Il y organise aussi des stages pour apprendre à laisser les chevaux vivre pieds nus (i.e., sans fers).

  • Apparemment il a un site alternatif au premier, ici. Les thématiques restent les mêmes, randonnées, chevaux pieds nus, etc.

  • Un article (en anglais - il y a bien une traduction en français mais elle est faite automatiquement et c'est pas vraiment le top) sur pourquoi ne pas ferrer : apparemment la police de Houston s'y est mise.

  • Et puis en plus local j'ai même trouvé ce blog, sous-titré : "Blog pour le cheval au naturel sans mors et sans fers, médecines douces : Var et Alpes maritimes et par extension région PACA"

lundi 9 juin 2008

Un doute affreux

Tout à coup coup, alors que je range un peu le souk total qu'est ma cuisine, un affreux doute m'assaille : le tilleul fraîchement cueuilli, pour le conserver, est-ce qu'il faut que je le fasse sécher avant de l'enfermer dans un bocal ? Parce qu'il est encore tout frais et j'ai peur qu'il moisisse si je le stocke tout de suite dans un récipient hermétiquement fermé. Mais dans ce cas quelle est la meilleure méthode pour le faire sécher : à l'air libre (mais la poussière ?), ou au soleil (ha ha la bonne blague), ou par un autre moyen (et alors lequel) ?


Une bonne âme pour m'aider ?

Le temps passe... mais reste tout pourri

Il a failli faire beau...


Et puis le ciel s'est tellement chargé en électricité, qu'à chaque éclair la sonnerie du téléphone retentissait. L'électricité s'est coupée un peu, puis est revenue. Et il pleut.


Nos agris de voisins nous prédisent un été pourri. Plus le temps passe, plus c'est ce que je pense aussi, même si je n'y connais rien pour ma part.

jeudi 5 juin 2008

Coups de gueule : 2 pour le prix d'1

Premier effet pas cool


Jusqu'à hier je pensais publier une gueulante à propos des engins militaires. Apparemment ils en ont assez de leurs terrains de jeu, du plan de Canjuers (avant / après) qu'ils ont réquisitionné dans les années 70 (pour l'anecdote, j'aavais lu qqpart - il faudrait que je retrouve le lien - que dans le village qu'ils ont récupéré sur le plan, le premier truc qu'ils ont utilisé en guise de cible c'était l'école), ils en ont assez de tourner autour de leur base de Salon de Provence, alors ils ont décidé de venir faire un tour dans la haute vallée de l'Arc. Faut dire, c'est tellement joli, hein. Alors jusque là, de temps à autre on avait quelques avions de chasse qui passaient à basse altitude, mais pas trop souvent. On avait assez régulièrement un hélicoptère qui passait une bonne heure à faire des allers et retours incessants au-dessus du village, de la maison, de la barre du Cengle, nous gratifiant de son boucan de tous les diables, quels que soient l'heure et le jour (...mais pourvu qu'il fasse beau !).


Avant-hier, en milieu d'après-midi, deux avions de chasse sont passés à quelques dizaines de mètres au-dessus de la maison. Leur bruit impossible et soudain m'a conduite au bord de la syncope, chancelante, tremblante, le bide en vrac pendant presque une heure. Hier, vers midi, rebelote. Et hier soir, voilà-t-y pas l'hélico qui vient faire du vol stationnaire au-dessus de la maison pendant un quart d'heure. Insupportable. Ça m'a mise en rogne, je vous dis pas. Je leur ai crié ce que je pensais de ce qu'ils faisaient, mais bon... et je sais que je ne peux rien y faire. Je ne comprends pas comment une telle nuisance peut être autorisée, si ce n'est que ce sont des militaires, et il me semble que la "raison" militaire a toujours raison sur tout le reste.


Deuxième effet pas cool


Ce matin, même pas 5h, il fait encore nuit (vu la saison, c'est dire si c'est tôt). Du bruit comme si un 33 tonnes était emballé sur la nationale et avait fini sa course à 2 m de la maison. Mais pas du tout : c'est juste un vigneron qui a décidé de venir pulvériser je ne sais quel cocktail de substances puantes et très probablement hautement nocives. Et il commence son triste boulot par la zone qui est à moins de 5m de notre maison. On l'entend qui s'éloigne lentement au bout du champ. Qui revient de notre côté. Qui fait demi-tour le long du mur (de notre chambre), qui repart. Qui revient, etc. N'en pouvant plus, on se lève, tant pis ça peut arriver.


Vers 6h le chien émerge et veut sortir. Le vigneron est parti traiter un autre bout de vigne plus loin, on entr'ouvre la porte au chien : ça pue c'est infernal. Mon mari est censé sortir faire de la mécanique (urgente...) sur la voiture avant de partir au boulot mais ce n'est pas possible, du coup. Et voilà que l'autre vigneron, celui qui s'occupe de la vigne de l'autre côté de la maison, se ramène avec le même matériel, et s'y met de son côté. Il est bientôt 9h [ contrairement à ce que l'heure du blog affiche, d'ailleurs, il faut que je vérifie ça ] et ça continue. Son installation sur son tracteur est tellement longue qu'il est obligé de venir faire ses manoeuvres dans notre jardin. Il pourrait, il devrait couper la diffusion de sa substance nauséabonde pendant qu'il tourne en-dehors de la vigne mais pensez-vous. On s'en prend plein. Sur le jardin, sur la voiture. Sur le potager. C'est désespérant.


Aussi insupportable que ça puisse être pour nous, il a très probablement le droit de venir exercer une activité hautement bruyante avant 5h du matin à moins de 5m d'une maison d'habitation. Il a très probablement le droit d'épandre ses produits (j'ai entendu dire à plusieurs reprises que les produits que l'on met sur les vignes, ce sont de loin les plus polluants de toute l'agriculture) à une si courte distance d'une habitation, quitte à nous condamner à rester confinés dans la maison pendant toute une demi-journée pour éviter le pire de l'exposition à ces produits (surtout moi qui suis enceinte...). Ce qui n'épargnera malheureusement pas notre production alimentaire, en revanche. Qu'il en ait le droit, comme mes militaires préférés ont probablement celui de passer où ils veulent quand ils veulent à la fréquence qui leur chante quels que soient les désagréments pour les riverains, je n'en doute pas.


Mais un soupçon de bon sens, merde, c'est pourtant pas beaucoup demander.


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PS : Et vous savez quoi ? Aujourd'hui c'est la Journée mondiale de l'environnement. Voilà qui tombe bien, je devrais peut-être aller en parler avec les vignerons...?


PS2 : Et devinez qui reprend sa ronde dans le ciel autour de la maison... j'en ai marre et je ne peux rien faire. Et il me nargue en plus, je suis sortie regarder où il était, il était en vol stationnaire juste au-dessus du jardin à même pas la hauteur d'un immeuble et il est resté là, pendant que je le regardais. Y'a rien à voir ici, qu'est-ce qu'il fout, hein ? Il surveille mes tomates ?

mardi 3 juin 2008

Reprise des cosmétilités

En ce moment il y a plein de senteurs dans la nature, ça m'a donné envie de me remettre à tenter quelques préparations cosmétiques. Vu ce que j'avais sous la main, j'ai ramassé des pétales de rose et d'églantier (rosa canina), des feuilles de mélisse, et puis j'ai trouvé de la vanille pour commencer. Et j'ai préparé trois macérats huileux :


  • Mélisse dans un tout petit peu d'HV de germe de blé, un peu de noisette et le reste d'olive,

  • Vanille dans HV d'amande douce,

  • Pétales de roses (sauvage et élevée) dans HV de noisette et un peu d'amande douce.


Je les ai préparés en toute petite quantité question de faire des tests, et puis je ne sais pas encore précisément à quoi je vais les employer, ça dépendra tout d'abord du résultat...


Le truc, c'est que suivant les recettes que l'on trouve sur le net, on voit que certains macérats nécessitent d'être exposés au soleil et d'autres non. Or je n'ai pas trouvé de règle générale : est-ce que ça dépend des plantes utilisées, ou alors des huiles végétales, ou encore du temps de macération, ou d'autre chose ? Aucune idée. Alors dans le doute (et le soleil étant une denrée rare ces jours-ci il faut bien le reconnaître), je les ai mis au soleil toute une journée, et à l'abri depuis. Et on verra bien ce que ça donnera.


Finalement, il me reste pas mal de pétales de roses alors je vais tenter de faire un vinaigre de fleurs (pétales de rose dans vinaigre de cidre, sans exposition au soleil cette fois). Et là aussi on verra bien...

jeudi 3 avril 2008

Jolies plantes

EDIT du 7 avril (décidément !) : Je mets à jour le billet à l'aide de toutes les indications qu'a données Pierre-Michel dans ses commentaires.


EDIT du 5 avril : Mon mari vient de me montrer qu'avec juste un tout petit retraitement d'image je pouvais améliorer grandement la visibilité des photos, alors hop je les ai soumises à ce traitement, et c'est vrai que ça fait une sacrée différence !


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Une petite balade herboristique avant de partir donner un séminaire dans une ville loin, très loin. Je suis retournée sur le site des rosettes de la dernière fois. Manque de pot, les sangliers en ont dévoré la majeure partie. Parmi celles qui restent, des ophrys ont fleuri et des orchis sont en boutons.


Un Ophrys passionis pour commencer.



Je pensais à Neotinea usulata, Pierre-Michel pense à Orchis purpurea... on verra à la floraison ! (c'est vrai que sous cette forme, il y a de quoi hésiter, et j'ai déjà vu les deux dans le coin les années précédentes)




Les petites rosettes brillantes et pointues n'ont pas encore évolué. Sans doute Spirantes spiralis, ce qui m'avait été suggéré une première fois sur le forum Ophrys, et confirmé par Pierre-Michel, qui ajoute à ce propos :


Les feuilles sont présentes au printemps sous forme de rosette, puis disparaissent l'été. A l'automne, les fleurs apparaissent, avec une petite rosette à côté un peu plus tard : la fleur de l'année suivante.


Ça c'est ce qu'il reste de l'emplacement des petites rosettes tâchetées de Neotinea maculata... vraisemblablement les sangliers sont passés par là, et toutes ont disparu :-(



Les bourses-à-pasteur sont en pleine floraison.




Ophrys provincialis (?)



Quelques rosettes qui ont échappé aux sangliers ont malgré tout semble-t-il souffert de la neige de l'autre jour...



Il y en a aussi qui ont simplement souffert de l'endroit peu confortable où elles ont poussé...



Un peu plus loin que le site que j'avais trouvé, il y avait des ophrys fleuris partout ! La lumière du soleil passe au travers de cet O. archnitiformis.



Du sédum élevé.



D'autres Ophrys passionis.




Ophrys lupercalis (comme le petit voisin).




Ophrys bilunulata, qui ressemble à lupercalis mais avec le bord du labelle jaune, et un sinus entre les lobes du labelle en coin très étroit (au lieu d'un sinus arrondi).




Encore des Ophrys arachnitiformis.







Une rosette trouvée sur le même site, mais qui à mon avis ne donnera pas un ophrys mais plutôt un anacamptis pyramidalis ? A surveiller...



Et un dernier pied d'Ophrys arachnitiformis.


mercredi 26 mars 2008

Le p'tit voisin

Ophrys lupercalis
Ophrys lupercalis,
ou Ophrys brun, Ophrys précoce, Ophrys des lupercales


Trouvé à deux pas de la maison, tout seul, au milieu de la pinède, et qui ne demande qu'à s'ouvrir. Et c'est une bonne occasion pour apprendre ce que sont les lupercales au passage (source) :


La fête des Lupercales est une fête de purification qui a lieu à Rome le quinze février (c’est-à-dire à la fin de l’année romaine, qui commençait le 1er mars), les douze luperques, prêtres de Faunus, sacrifiaient un bouc à leur dieu dans la grotte du Lupercal (au pied du mont Palatin) où, selon la légende, la louve avait allaité Romulus et Rémus. Deux jeunes hommes, vêtus uniquement d'un pagne en peau de bouc, assistaient à la cérémonie. Le prêtre sacrificateur leur touche le front de son couteau. Puis le sang est essuyé d'un flocon de laine trempé dans le lait. À ce moment, les jeunes gens doivent rire aux éclats. Puis ils courent dans toute la ville de Rome ; ils sont armés de lanières taillées dans la peau du bouc sacrifié avec lesquelles ils fouettent les femmes qui veulent un enfant dans l’année qu'ils rencontrent sur leur passage pour les rendre fécondes.

mardi 18 mars 2008

Variations autour de Barlia... et autres images de Sainte Croix du Verdon

Week-end dans le Verdon, vers Sainte Croix. Le climat est fort différent d'ici, et donc les Barlia sont beaucoup plus avancées, mais ce sont bien les seules espèces que j'ai pu trouver !


Quelques photos pour montrer la variété des couleurs... mais le choix est difficile !





Mais il n'y avait pas que des orchidées. Il y avait aussi des anémones hépatiques (Hepatica nobilis) dans les sous-bois... aux couleurs tout aussi variées !




Et ce n'est pas fini. Les arbres aussi sont en fleurs. En tout cas c'est le début. Mais là je pêche un peu.


D'abord lui, aux petites fleurs jaunes qui captent le regard mais que je n'ai pas su identifier. A voir le tronc j'aurais presque pensé à l'un des érables du coin (Montpellier ou champêtre), mais je n'y mettrais pas ma main à couper !




Et autre arbre en fleurs. En boutons tout au moins. Et là aussi aucune idée de ce que ça peut être. Ça faisait toute une bande au bord d'un ruisseau.




Pour finir, deux photos non botaniques.


La première, c'est la plaque commémorative de l'insurrection de 1851 dans les Basses-Alpes (dont j'avais parlé ici), que l'on trouve fièrement plantée sur la façade de la mairie de Sainte Croix de Verdon. Je l'avais déjà vue en photo mais je ne m'en souvenais plus. Ça m'a fait une jolie surprise en la retrouvant là, en vrai. J'avais envie d'y ajouter un post-it : "Va p't'êt falloir penser à remettre ça bientôt..."




La dernière représente mon tag préféré. Non, il n'est pas graphiquement passionnant. Non, je ne parle pas la langue de mon pays. Mais oui, oui, et oui, que j'aime lire cette sollicitation !




Le diaporama complet des images de ce week-end :