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dimanche 27 mars 2011

Les mots qui ne viennent pas

Je réalise en lisant des messages à propos du nuage radioactif, que je n'y prête aucune attention en dehors de ces moments-là. J'ai été tellement écoeurée lorsque j'ai appris ce qu'il se passait, et puis les premiers jours lorsqu'on a compris ce que ça allait impliquer, que j'ai déjà je crois exprimé à ce moment-là tout ce que j'avais à dire sur mon ressenti à ce propos et qu'à présent je n'ai même plus envie d'exprimer quoi que ce soit parce que c'est devenu tellement inutile.


...


J'essaie d'en dire plus mais pas moyen, rien qui me semble valoir la peine d'être publié ne me vient. Mais je n'en reviens pas de rester aussi silencieuse devant tout cela.

jeudi 23 octobre 2008

Une petite signature, pour la route

Dans bref tour sur mon agrégateur j'ai trouvé ce billet :


Bouriane verte: Roquebrune sur Argens (83): on sort vraiment de la Bouriane


pour aller se rendre compte qu'à Roquebrune sur Argens, le territoire de la commune est interdit de survol aux rolliers, guêpiers et autres PGTR (Pie grièche à tête rousse); à cette fin, un moyen original de les virer a été mis en route : au Verteil, les autorités permettent la construction d'une piste de moto cross et de quads dans une zone Natura 2000 particulièrement riche en oiseaux. C'est peut-être le début d'un bétonnage organisé, courant dans ces régions méridionales.
(...)

Vous trouverez sur le billet de Jean-Pierre tous les liens nécessaires, mais je mets tout de même au moins celui qui permet de se faire une idée de la situation et de signer la pétition :


http://roquebrune.welcometoparadize.com/


Pas trop mon genre de faire dans la pétition, mais là tout de même... c'est chez moi, mince alors ! Et c'est le strict minimum que je puisse faire.

lundi 13 octobre 2008

Bazar du lundi matin

Quelques gouttes de pluie ce matin. Le ciel est bas et gris, quelques oiseaux osent chanter, réfugiés sur le toît pendant que les chasseurs tirent en bas dans les bosquets. Casquettes orange vif que l'on voit pointer entre les branches à intervalles réguliers, grelots et cloches des chiens : ça n'a que peu à voir avec les chasseurs qui cherchent à se cacher pour ne pas être vus du gibier, et se fondent dans la nature pour s'inscrire dans un certain équilibre.


Mon mari est tombé malade à peine quelques heures après m'avoir dit entre ses dents, en rentrant du travail, qu'il était en colère contre le monde entier, parce que le monde entier avait des enfants et pas nous. Puis la fièvre est arrivée et l'a fait pleurer pendant presque toute la semaine. Ma sage-femme m'avait expliqué une fois que la composition des larmes n'était pas la même quand on pleure pour se débarrasser d'une poussière p.ex., et quand on pleure de chagrin ou de douleur : j'aurais été curieuse de savoir quelle était la composition de ses larmes cette fois-ci.


Moi, pendant ce temps, j'ai voulu être "forte" pour l'aider à tenir le coup, être vigoureuse et joyeuse et énergique pour deux. Mes efforts m'ont conduite à un mal de gorge cuisant, qui a disparu quelques heures après avoir pu pleurer tout mon saoul dans ses bras en lui disant tout ce qui se bloquait dans ma tête.


Et il y en a, des choses coincées là-dedans. Quelques jours après l'accouchement je disais déjà que je voyais qu'il y avait une partie de moi que j'avais enfermée et rien que d'y penser j'en avais un vertige fou. J'en ai déjà parlé un peu ici : j'arrive à faire des projets à moyen ou long terme, mais rien pour le présent, et surtout rien pour moi-même. Enfin, je me rends bien compte que c'est faux puisque je m'en sors, et plutôt pas trop mal pour le moment. Mais quand la peine me saisit... je ne vois plus rien clairement. Je me mets à porter un regard qui trouble tout ce que j'aperçois, le travail que je n'ai aucune envie de reprendre, l'aménagement de la maison que l'on n'arrive pas à faire avancer aussi vite que l'on voudrait, les chevaux dont je voudrais m'occuper plus mais je n'y arrive pas, cette peur qui me tenaille de perdre encore quelqu'un, le vide que mon enfant ma laisse. Il m'arrive à certains brefs instants de me surprendre à penser que tout cela n'est qu'un mauvais rêve et que mon fils est là, qu'il va arriver, qu'il est vivant, que c'est juste un moment d'angoisse qui suit tous ces longs mois de questionnements, de chambardements.


Mais non. Mon fils est mort et il pleut ce matin. Notre maison est devenue une habitation pour deux personnes. Je suis en congé et je devrais en profiter pour préparer un nouveau dossier de candidature pour cette année, parce que j'ai décidé de tout refaire à partir de ce que j'ai appris ces deux dernières années, de ce qui a fonctionné, et ce qui a juste fait bonne impression mais sans m'ouvrir de portes. Que si j'attends de reprendre le travail pour le faire, je n'aurai pas le temps de faire ça et de la recherche en même temps, et que ça fait trop longtemps que je n'ai pas fait de recherche intensive, qu'avant ça me plaisait, que l'envie devrait revenir avec la pratique, avec l'approche d'une solution à un problème, avec la sensation d'aller dans la bonne voie, avec la hâte fébrile de voir les résultats d'un test, avec les réponses que l'on voit apparaître des erreurs que l'on trouve.


Oui, j'en parle bien ;-) mais tout ça n'est que de la théorie. Dans la pratique, la première chose que je devrais faire c'est de me chercher un job pour quand j'aurai fini mon postdoc, ce qui va arriver assez vite, et pour cela je n'ai aucune énergie qui me vient.


Et puis dans l'immédiat, mon énergie va se concentrer sur le ménage de la maison qui est devenue un véritable champ de bataille depuis les pluies diluviennes de la semaine dernière... vivement que l'on ait pu planter le gazon.


A part ça, profitant d'un stand qu'ils avaient installé à la fête de la courge, ce week-end j'ai enfin adhéré à Kokopelli (y'a aussi leur futur site, en cours de construction, ). Ça a été une rudement bonne occasion et j'en suis très contente. Et de les rencontrer, en chair en os (...et en sachets de semences !), ça a été une très chouette rencontre.


lundi 9 juin 2008

Un doute affreux

Tout à coup coup, alors que je range un peu le souk total qu'est ma cuisine, un affreux doute m'assaille : le tilleul fraîchement cueuilli, pour le conserver, est-ce qu'il faut que je le fasse sécher avant de l'enfermer dans un bocal ? Parce qu'il est encore tout frais et j'ai peur qu'il moisisse si je le stocke tout de suite dans un récipient hermétiquement fermé. Mais dans ce cas quelle est la meilleure méthode pour le faire sécher : à l'air libre (mais la poussière ?), ou au soleil (ha ha la bonne blague), ou par un autre moyen (et alors lequel) ?


Une bonne âme pour m'aider ?

jeudi 5 juin 2008

Coups de gueule : 2 pour le prix d'1

Premier effet pas cool


Jusqu'à hier je pensais publier une gueulante à propos des engins militaires. Apparemment ils en ont assez de leurs terrains de jeu, du plan de Canjuers (avant / après) qu'ils ont réquisitionné dans les années 70 (pour l'anecdote, j'aavais lu qqpart - il faudrait que je retrouve le lien - que dans le village qu'ils ont récupéré sur le plan, le premier truc qu'ils ont utilisé en guise de cible c'était l'école), ils en ont assez de tourner autour de leur base de Salon de Provence, alors ils ont décidé de venir faire un tour dans la haute vallée de l'Arc. Faut dire, c'est tellement joli, hein. Alors jusque là, de temps à autre on avait quelques avions de chasse qui passaient à basse altitude, mais pas trop souvent. On avait assez régulièrement un hélicoptère qui passait une bonne heure à faire des allers et retours incessants au-dessus du village, de la maison, de la barre du Cengle, nous gratifiant de son boucan de tous les diables, quels que soient l'heure et le jour (...mais pourvu qu'il fasse beau !).


Avant-hier, en milieu d'après-midi, deux avions de chasse sont passés à quelques dizaines de mètres au-dessus de la maison. Leur bruit impossible et soudain m'a conduite au bord de la syncope, chancelante, tremblante, le bide en vrac pendant presque une heure. Hier, vers midi, rebelote. Et hier soir, voilà-t-y pas l'hélico qui vient faire du vol stationnaire au-dessus de la maison pendant un quart d'heure. Insupportable. Ça m'a mise en rogne, je vous dis pas. Je leur ai crié ce que je pensais de ce qu'ils faisaient, mais bon... et je sais que je ne peux rien y faire. Je ne comprends pas comment une telle nuisance peut être autorisée, si ce n'est que ce sont des militaires, et il me semble que la "raison" militaire a toujours raison sur tout le reste.


Deuxième effet pas cool


Ce matin, même pas 5h, il fait encore nuit (vu la saison, c'est dire si c'est tôt). Du bruit comme si un 33 tonnes était emballé sur la nationale et avait fini sa course à 2 m de la maison. Mais pas du tout : c'est juste un vigneron qui a décidé de venir pulvériser je ne sais quel cocktail de substances puantes et très probablement hautement nocives. Et il commence son triste boulot par la zone qui est à moins de 5m de notre maison. On l'entend qui s'éloigne lentement au bout du champ. Qui revient de notre côté. Qui fait demi-tour le long du mur (de notre chambre), qui repart. Qui revient, etc. N'en pouvant plus, on se lève, tant pis ça peut arriver.


Vers 6h le chien émerge et veut sortir. Le vigneron est parti traiter un autre bout de vigne plus loin, on entr'ouvre la porte au chien : ça pue c'est infernal. Mon mari est censé sortir faire de la mécanique (urgente...) sur la voiture avant de partir au boulot mais ce n'est pas possible, du coup. Et voilà que l'autre vigneron, celui qui s'occupe de la vigne de l'autre côté de la maison, se ramène avec le même matériel, et s'y met de son côté. Il est bientôt 9h [ contrairement à ce que l'heure du blog affiche, d'ailleurs, il faut que je vérifie ça ] et ça continue. Son installation sur son tracteur est tellement longue qu'il est obligé de venir faire ses manoeuvres dans notre jardin. Il pourrait, il devrait couper la diffusion de sa substance nauséabonde pendant qu'il tourne en-dehors de la vigne mais pensez-vous. On s'en prend plein. Sur le jardin, sur la voiture. Sur le potager. C'est désespérant.


Aussi insupportable que ça puisse être pour nous, il a très probablement le droit de venir exercer une activité hautement bruyante avant 5h du matin à moins de 5m d'une maison d'habitation. Il a très probablement le droit d'épandre ses produits (j'ai entendu dire à plusieurs reprises que les produits que l'on met sur les vignes, ce sont de loin les plus polluants de toute l'agriculture) à une si courte distance d'une habitation, quitte à nous condamner à rester confinés dans la maison pendant toute une demi-journée pour éviter le pire de l'exposition à ces produits (surtout moi qui suis enceinte...). Ce qui n'épargnera malheureusement pas notre production alimentaire, en revanche. Qu'il en ait le droit, comme mes militaires préférés ont probablement celui de passer où ils veulent quand ils veulent à la fréquence qui leur chante quels que soient les désagréments pour les riverains, je n'en doute pas.


Mais un soupçon de bon sens, merde, c'est pourtant pas beaucoup demander.


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PS : Et vous savez quoi ? Aujourd'hui c'est la Journée mondiale de l'environnement. Voilà qui tombe bien, je devrais peut-être aller en parler avec les vignerons...?


PS2 : Et devinez qui reprend sa ronde dans le ciel autour de la maison... j'en ai marre et je ne peux rien faire. Et il me nargue en plus, je suis sortie regarder où il était, il était en vol stationnaire juste au-dessus du jardin à même pas la hauteur d'un immeuble et il est resté là, pendant que je le regardais. Y'a rien à voir ici, qu'est-ce qu'il fout, hein ? Il surveille mes tomates ?

vendredi 7 décembre 2007

Le clan du néon

Ici, comme on est à la campagne, on n'en souffre pas vraiment. Pas directement en tout cas, puisqu'on ne les a pas sous les yeux. Mais il y a des citadins aussi... et j'aime ce qu'ils font là.



J'avais déjà parlé du fait que les éclairages des commerces la nuit, se justifiaient paraît-il par le fait que ce sont leurs assurances les obligent à laisser les lumières pour décourager les voleurs. Mais les néons, ça ne sert absolument à rien dans ce cadre.


Plein de vidéos, un manifeste et tout et tout, sur le...


lundi 22 octobre 2007

Faites passer (et éteignez ensuite)

lundi 1 octobre 2007

En basque, blog se dit...

...blog.



Et là, je suis heureuse de lire ce que j'y ai vu, et sais déjà que ça sera l'une de mes adresses favorites.

mardi 25 septembre 2007

Un baume pour patte folle + acquisitions cosmétiques

Ma maman est une grande spécialiste ès-tendinites :-) Alors comme elle avait moyennement envie de continuer à se barbouiller, sur prescription médicale, avec moult produits à la cortisone et autres plaisirs chimiques, je lui ai concocté, l'autre jour, un petit soin essprès pour son peton maltraité.


J'ai suivi la même recette que pour le baume pour mimines de bricoleur que j'avais fait, mais avec les ingrédients suivants :


  • Une bonne quantité de lavande, de romarin pour leurs propriétés relaxantes et tout ça, et puis un peu de thym pour la bonne odeur. Le tout, issu du jardin et alentour et cueilli pour l'occasion.

  • 6 mesures d'huile d'olive en guise d'HV liquide.

  • 3 mesures de beurre de karité en guise d'HV solide (d'ailleurs j'ai -déjà!- fini mon pot, bonne raison cette fois de trouver enfin du beurre de cacao à la place, j'ai trop envie d'essayer, je le sens bien).

  • Un peu plus de 3 mesures de crème d'avoine, parce que 3 ça fait un poil trop gras, et 4 un poil trop sec, alors j'ai tranché.

  • Les indispensables 2 mesures de miel parce que le miel c'est bien, ça sent bon et c'est plein de bonnes choses.


Elle ne m'a pas encore dit ce qu'elle en pensait, mais elle pourra nous le dire ici si elle passe par là !


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A part ça je me suis également refait un petit stock d'huiles essentielles. Pour faire mon choix j'ai parcouru les divers blogs et les recettes que j'avais relevées, et puis j'ai regardé ce que je trouvais. Sachant, également, que je n'aime pas trop les produits exotiques, j'aime mieux les trucs que je peux trouver sous les pieds, ça me semble plus... proche de moi, tout simplement. Et puis vu que l'automne arrive, je n'ai pas hésité à prendre des HE photosensibilisantes (signalées par un * dans la liste ci-dessous) puisque la saison sera moins propice à l'exposition au soleil. Alors j'ai pris :


  • HE de citron*, citrus limon
  • HE d'orange douce*, citrus sinensis
  • HE de pamplemousse*, citrus paradisii
  • HE de menthe poivrée, mentha x piperita
  • HE de petitgrain bigarade*, citrus aur. ssp aurantium


Et à moi les parfums paradisiaques dans mes prochaines préparations !

jeudi 13 septembre 2007

Un soin pour mimines de bricoleur

Mon mari fait pas mal de bricolages divers, et bien qu'il n'aime pas les soins de la peau, il a toujours besoin d'un soin pour ses mains toutes sèches et toutes abimées. Alors ça faisait plusieurs jours que j'y pensais, et finalement je lui ai concocté un genre de baume spécial pour ses mimines.

La recette :


  • J'ai été chercher dans le jardin (et dans ma cuisine) une cinquantaine de grammes de plantes à tisane : verveine citronnée, verveine officinale, mélisse, tilleul, et un tout petit peu de thé vert à la menthe. Pourquoi des plantes à tisane ? Parce que quand il fait du bricolage il force sur ses mains, et que je voulais que ce soin le détende, à la fois avec un parfum qui invite au calme, et avec l'action des plantes. Mais il n'aime pas l'odeur de la lavande (que j'aurais pu utiliser aussi), et j'avais envie de varier de l'éternel thym et/ou romarin.

  • J'ai grossièrement découpé le tout et je l'ai mis à chauffer au bain-marie dans un mélange composé de 6 mesures d'huile végétale liquide (j'ai mis 3 mesures d'HV de noisette et 3 d'HV de germe de blé) et de 3 mesures d'huile végétale solide (j'ai mis du beurre de karité). J'ai laissé mijoter à feu très doux pendant une douzaine de minutes, puis j'ai coupé le feu et j'ai laissé reposer une quinzaine de minutes.

    Dans l'idéal, j'aurai pu plutôt préparer un macérat huileux, en laissant poser une paire de semaines mon mélange au soleil plutôt que de le chauffer. Ç'aurait été mieux en termes de préparation (parce que là, je chauffe donc une partie des composants s'en va), mais bon, des fois on est pressé... je ferai encore mieux la prochaine fois, voilà.

  • J'ai filtré le liquide obtenu.

  • J'ai refait un coup de bain-marie tout doux, avec cette fois 3 mesures de crème d'avoine (pour donner un peu de corps à la préparation) et le mélange d'HV infusé, en remuant un certain temps pour que le mélange se fasse bien. J'ai alors décidé de rajouter une mesure d'huile végétale liquide, de l'huile d'olive en l'occurrence, parce que j'ai pensé que sinon ça serait encore trop solide. Et puis l'huile d'olive, c'est bon pour tout et ça sent bon.

  • Une fois que c'était bien homogène j'ai retiré du feu et j'ai ajouté 2 mesures de miel et une goutte d'huile essentielle de verveine, et puis j'ai bien mélangé.

  • J'ai versé le tout dans un récipient (en l'occurrence, un ancien pot de crème Nivéa que j'avais stérilisé auparavant), et je l'ai mis une heure au congélateur, et depuis je l'ai transféré au frigo.


Les proportions sont à peu près semblables à celles du baume à lèvres / ongles que j'avais fait, sauf que je voulais quelque chose de plus liquide, donc j'ai mis moins de crème d'avoine et un peu plus d'HV liquide. Le résultat est assez mou, juste fondant, c'était le but.

Mon mari l'a essayé hier soir, il était ravi ! La texture est pile-poil comme je la voulais, ça lui plaît, et l'odeur est douce et super relaxante.

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PS : Il faut im-pé-ra-ti-ve-ment le conserver au frigo, sinon il tourne en une nuit !

lundi 3 septembre 2007

Un savon de rasage

J'en parlais , et je l'ai fait : un savon de rasage fortement inspiré de la recette de missand. Ingrédients (que j'ai adaptés suivant mon envie, et les disponibilités !) :


  • Une tasse de savon d'alep râpé.
  • Un quart de tasse d'infusion très serrée de thym (le thym, c'est ma touche personnelle).
  • Une petite cuiller à soupe de beurre de karité.
  • Une bonne cuiller à soupe d'huile d'olive.


La recette d'origine préconise aussi des HE (que j'ai remplacées par l'infusion de thym), et un peu de glycérine (que je n'avais pas).


J'ai commencé par dissoudre le savon au bain-marie avec l'infusion, puis une fois que c'était bien homogène (ça a été très vite) j'ai retiré du feu et j'ai rajouté les deux HV, tout en mélangeant. J'ai versé dans une tasse, et j'ai mis à reposer (au moins deux semaines, demande la recette : ça va être long !!). Ça m'a bien pris houla, dans les 15 minutes à faire tout ça, en comptant le temps d'infusion du thym (heu, en fait pour être exacte, je crois que l'on dit "décoction" quand on fait bouillir l'eau avec les herbes dedans)... et ça sent super bon. J'ai hâte que mon chéri puisse le tester et m'en dire ce qu'il en pense.


C'est tellement simple de refondre les savons que ça me donne envie de faire plein d'autres tests ! Mais je préfère attendre de voir ce que celui-ci donne au bout d'un temps de séchage minimum, question de voir si les proportions sont bonnes. En attendant je note mes idées de mélanges possibles... j'ai acheté deux savons d'alep exprès pour.

dimanche 2 septembre 2007

Un baume simplissime

Premier essai réussi ! Vous allez me dire, j'ai commencé par le plus facile alors vraiment, il aurait fallu que je le fasse exprès pour rater mon coup. Oui mais moi je suis compliquée, alors même dans les recettes simples je trouve des variantes libres à inventer...


Bref. J'ai fait mon tout premier cosmétique maison. Il s'agit d'un baume, qui marche pour les lèvres et puis pour les ongles aussi (enfin, en gros tous les endroits où l'on peut appliquer un baume).


Pour faire ma recette, j'ai observé comment procédaient Muri sur LTT, une recette donnée par Bluetansy, une recette de Lyla, une recette de Hooly, et une recette de Venezia... évidemment il y a des différences entre chacune d'elles, même si au fond la recette reste assez standard. Mais quid des proportions, qui varient aussi d'une recette à l'autre ? Il y a presque de quoi s'y perdre, alors plutôt que de "choisir mon camp" j'ai décidé de faire une moyenne entre toutes. Du coup, j'ai mis :


  • 3 mesures d'huile végétale liquide : J'ai mis deux mesures d'huile d'olive et une mesure d'huile de noisette.

  • 1,5 mesure d'huile végétale solide : J'ai mis du beurre de karité. J'ai cherché du beurre de cacao, mais pas moyen d'en trouver...

  • 2 mesures d'épaississant, afin que ça garde une consistance à peu près solide même pendant les températures actuelles. Pour ça, la plupart des filles utilisent de la cire d'abeille, mais je n'en avais pas. Alors j'ai utilisé de la crème d'avoine.

  • 1 mesure de miel (essentiellement parce que c'est bon au goût mais aussi parce qu'il est antiseptique).


J'aurais pu rajouter des huiles essentielles diverses et variées (selon les envies et puis selon les effets voulus, en gardant à l'esprit que certaines ont des contre-indications), mais j'avais envie de faire quelque chose le plus neutre possible pour la première fois, et puis de toute façon je n'ai plus grand-chose comme HE en ce moment à la maison (à part verveine ou teatree mais pour un baume à lèvres, bof).


J'ai mélangé au bain marie mes petites affaires, le temps de bien touiller, puis j'ai versé dans une tasse (c'est tout ce que j'ai trouvé d'assez petit pour l'instant...) et j'ai mis le tout au frigo le temps que ça fige, et puis voilà. La consistance est, à mon avis, juste nickel, et puis il a une très légère odeur agréable.


Maintenant que mon premier essai est réussi, j'ai l'intention de continuer sur ma lancée. Ça fait plusieurs jours que je passe pas mal de temps à récolter des recettes, parce que j'ai bien envie de concocter des petites douceurs cosmétiques naturelles à ma famille en guise de cadeaux de Noël (maman : non tu n'as pas lu ça, tu n'es pas au courant, non non non...). J'en ai assez d'acheter des m***ouilles à quelques euros au dernier moment, j'ai envie de me faire plaisir à moi aussi quand j'offre des cadeaux. Et puis ça me rappelle quand j'étais gamine et que je faisais des potions magiques avec des plantes. Là j'ai l'intention d'utiliser le plus possible des trucs que je peux trouver dans la nature, le tout mélangé dans des huiles et des beurres naturels et bios. Et puis présentés dans des vieilles bouteilles comme on en trouve plein dans les vide-greniers et qui me font toujours rêver (et à chaque fois, je me demande bien à quoi ça pourrait bien me servir... et finalement je ne les achète pas - là au moins, j'aurai une bonne raison !).


Mais pour bien faire il faut que je commence par apprendre, et par faire quelques tests. Donc c'est parti pour une série d'essais divers pour trouver ce qui me plaît... ou pas. Enfin, si j'arrive à continuer ce que j'ai entrepris...

jeudi 30 août 2007

Conscience écolo et collectivités consciencieuses

Ce matin en faisant le tour de mes blogs favoris je lis un nouveau billet de So-Ann,



qui parle de "bonne conscience écologique". Y'en aurait des choses à dire sur la question. Et à la lecture de son billet, il me vient un commentaire que je place ici plutôt que de faire un long discours sur son blog... Voici l'extrait qui est à l'origine de ma pensée du jour (c'est moi qui souligne) :


Et bien parce que l’écologie politique, ainsi que le conçoivent les Verts, et dans une certaine mesure aussi Cap 21, aurait en arrivant au pouvoir pris au moins deux mesures permettant de rapidement respecter le cadre de Kyoto, et ainsi gagner un peu de temps… Les deux priorités en terme d’environnement sont l’isolation des bâtiments et les transports. Donc à ma droite se trouverait en effet une vraie politique d’isolation des logements et d’aide à la construction ultra-économe en énergie. L’énergie économisée est toujours une énergie non consommée. Investir une partie de la somme actuellement dédiée à l’EPR dans une vraie politique d’isolation des logements et des bâtiments permettrait de faire des économies énergétiques salvatrices.

En parallèle, à ma gauche, existerait une véritable politique routière limitant fortement les vitesses sur les autoroutes (nous arrivons bien à mettre des radars partout actuellement…), quitte à progressivement brider les moteurs, et à développer en parallèle une vraie concurrence sur les technologies en termes de transports: imaginez, si la marque qui actuellement produit la voiture la plus propre sur le marché commence à la vendre comme des petits pains, les autres constructeurs automobiles seraient bien obligés de suivre! En outre, les investissements seraient faits sur la recherche de nouvelles technologies propres et sur l’amélioration des réseaux de transport en commun. On arrêterait cette folie que sont les agro-carburants (cf. post précédent pour quelques chiffres) et l’on commencerait à réfléchir vraiment intelligemment.

Bref, la logique de l’écologie politique est aussi telle que les mesures s’imbriqueraient les unes dans les autres: l’on cesserait de les considérer isolément du reste en estimant qu’elles ne pourraient être qu’utopistes… Il y aurait aussi une vraie politique fiscale en la matière, et pas une misère de taxation comme cela a été décidé il y a quelques mois… On ferait des efforts pour agir sur nos modes de consommation, de production, etc.

(...) On va arriver peu à peu à faire passer certains comportements, on va acheter son panier bio, on va essayer de prendre un peu plus le vélo, on va s’acheter une bonne conscience écolo. Mais dans le fond, l’essentiel ne sera pas fait avant longtemps. Il y aura encore 80000 vols par jours pour les nombreuses années à venir. Les experts estimeront qu’il est tout de même bon de conserver le nucléaire en terme de bilan carbonne sans regarder plus loin les conséquences sociales et sécuritaires que cela entraîne. Les experts garderont leur place bien au chaud et pourront débattre pendant des heures. Sans logique globale et vision politique, je doute de la réussite, à très long terme.

Ici, on est dans une région où en été, très souvent, les vitesses limites des automobiles sont réduites sur les routes dans les journées de fortes chaleurs. A côté de ça, quand on va jeter sur Airmaraix, ces jours de pics de pollution, on voit clairement qu'ils se situent principalement à deux endroits : sur l'étang de Berre, et sur la zone d'activités entre Aubagne et Gémenos. Aussi pas mal au niveau de la zone d'activités de Rousset, là où Atmel et ST Micro, entre autres, se tirent la bourre (et qui rapporte tellement à la ville que ça en fait la commune la plus riche de la communauté, qui portant englobe Aix). Les grands axes routiers sont visibles, certes, mais pas autant que ces sites-là. C'est ce que j'avais vu l'an dernier lors des pics, cette année il y en a eu moins (ou en tout cas on en a moins entendu parler), alors j'ai moins surveillé.


Alors dans ces jours-là, quand la nationale est limitée à 70 km/h et où les gens (ceux qui respectent la limitation, du moins...) roulent à fond de 4e et se retrouvent à un régime moteur supérieur à celui qu'ils auraient eu en 5e à 90 (...), on lance un regard amer en direction de l'étang de Berre et on se dit que franchement, ce type de mesure, c'est un peu n'importe quoi. (D'ailleurs moi personnellement, les rares jours où de telles mesures sont prises et où je dois tout de même conduire un peu, je roule à 90 le temps de prendre de l'élan et puis dès que je suis en descente je débraye. Suivant la route que je prends ça me fait avancer en roue libre sur presque la moitié du trajet. Bref...)


Une autre chose, dans le même sens mais qui n'a pas été citée par So-Ann, c'est quand on passe p.ex. devant l'immense zone commerciale de Plan de Campagne, de nuit, et que tout d'un coup on se retrouve dans un monde étranger, comme sur une aute planète, saturés d'enseignes lumieuses, partout, sur des kilomètres. La première fois que j'y étais passée c'était tout à fait saisissant. Je pensais que c'était pour se faire de la pub, même la nuit. Et puis j'ai entendu dire récemment que c'était (surtout) parce qu'aujourd'hui les assureurs réclament aux commerçants de laisser leurs enseignes (voire, leurs vitrines, enfin tout ce qu'ils peuvent) allumées 24h sur 24 pour limiter les risques de cambriolage... personnellement, ça me laisse franchement dubitative (surtout à Plan de Campagne, quand on a déjà eu l'insigne honneur d'assister à un hold-up en direct en pleine journée avec fusils à pompe et toute la panoplie, et qu'on sait quelle est la fréquence démentielle à laquelle ça se produit là-bas, en plein jour). Je me demande aussi quelles sont les statistiques à ce sujet : est-ce que le nombre de cambriolages a effectivement baissé depuis qu'une telle mesure a été prise ? Je n'ai pas la réponse, mais ça m'étonnerait.


Ensuite on nous demande d'acheter des ampoules à basse consommation pour mettre dans nos maisons, et de bien penser à éteindre la lumière quand on sort d'une pièce...


Quant à l'isolation des maisons, quand on voit, toujours dans les commerces, les portes grandes ouvertes été comme hiver, parce qu'il faut bien inviter le client à entrer, et le chauffage ou la clim' lancés à fond les ballons sur le seuil... enfin bref.


Bon. N'allez pas croire pour autant que je pense qu'isoler les habitations et rendre les transports collectifs plus faciles à utiliser que les transports individuels soient des mauvaises mesures. Je crois par contre que ça fait partie des choses qui permettent de "s'acheter une bonne conscience" : ce n'est pas ça qui endiguera aussi vite que nécessaire les graves problèmes de pollution qui existent actuellement ici. Parce que ce n'est pas ça qui pollue le plus.


Et puis, aussi, ce que je crains le plus là-dedans, c'est que ce type de mesure où l'on impose des tas de contraintes quotidiennes au particulier alors que l'on laisse ostensiblement le champ libre aux industries et aux commerces et à tous les "lieux de travail" (i.e., toutes ces instances qui dépassent la personne, sur laquelle elle n'a pas de prise), aurait (aura ?) tendance à accentuer encore le fossé entre ce que les gens doivent faire chez eux, et ce que les entreprises ont légitimement le droit de faire. Pensez bien à isoler votre maison correctement, à éteindre vos lumières, à couper l'eau du robinet pendant que vous brossez les dents, à prendre des douches au lieu de bains, à refuser les sacs plastiques (et à acheter des cabas payants sans que les prix des denrées aient baissé alors qu'avant le prix des sacs plastiques était inclus dedans...), à acheter un chauffe-eau solaire, à remplacer vos convecteurs électriques par un poële à pellets, à ne pas utiliser la clim' de votre voiture (qu'on vous a vendue tout de même parce que c'était en série), à vous organiser pour covoiturer, pour prendre les transports en commun ou pour faire du vélo, à trier soigneusement et composter vos déchets, à adhérer à une AMAP, à bien lire la composition et l'origine des produits que vous achetez, à ne pas jeter votre pauvre mégot de roulée dans la nature,... Pendant ce temps, pour les industries, pour les commerces, pour l'agriculture, pour les instances de travail en général, on continue joyeusement l'esacalade de la consommation d'énergie et de la pollution : on vous livre à domicile en camion, on fait faire des allers-retours à Rungis aux légumes "de pays", on asperge les vignes peut importe que ce soit en plein midi ou sous la pluie, on détruit les sols de mille et mille façons, on dépense de l'électicité à tout va en clim' ou en surchauffage, en éclairage partout et à toute heure, en portes automatiques, en escalators, en fontaines décoratives et autres jeux d'eau (vu à Aix : dans le nouveau quartier commercial qu'ils viennent de construire, ils ont mis des asperseurs sous un porche, qui ne sert qu'à faire joli et à humidifier les gens qui passent dessous, ainsi que le sol... tout carrelé partout), on déverse de tout dans le sol et dans les cours d'eau (accidentellement ou légalement, suivant les substances et les quantités), et surtout, surtout on incite à la consommation en se présentant, finalement, comme un monde merveilleux où l'on peut profiter de choses que l'on ne doit plus faire chez soi. Ou alors autre possiblité suivant la sensibilité des personnes, on met tout sur le dos d'entités collectives sur lesquelles on n'a pas de prise. Dans un sens comme dans l'autre, envieux ou aigri, on se trouve face à un mur de plus en plus haut, de plus en plus présent, de plus en plus infranchissable.


Personnellement, dans l'absolu, je crois que c'est à aux diverses consommations de ces entités-là que l'on doit s'attaquer en tout premier lieu. Ça ne veut pas dire abandonner le reste, mais ça veut dire, comme So-Ann le fait pertinement remarquer, considérer l'écologie un comme une vue d'ensemble. Je pense que vu l'écart qui existe déjà, de fait, entre individus et collectivités sur le plan des mesures écologiques, il faut commencer par restaurer un certain équilibre à ce niveau avant d'avancer plus dans le sens personnel, familial.


Ce qui ne veut pas du tout dire que je pense qu'il faille abandonner toutes les bonnes résolutions que l'on peut prendre individuellement ; ça veut dire que d'un point de vue politique, il faut pousser au rééquilibrage des forces en jeu. A titre personnel, il en est tout autrement, mais ce sont deux choses (deux actions) distinctes, et là il est précisément question de politique (politique de partis, de programmes, de législations etc.).


A mon avis, aussi, je trouve que justement s'il y a un point sur lequel les entités politiques ont besoin d'agir en priorité (en incitant, en conseillant, en obligeant, ça dépend), c'est sur les instances collectives plutôt que sur les individus, puisque les individus ne peuvent pas agir sur les collectivités, alors qu'ils peuvent agir sur eux-mêmes.


Il y aurait encore tant de choses à dire... en tout cas, merci So-Ann de m'avoir permis de me lancer sur le sujet !

mercredi 8 août 2007

C'est parti

Le dauphin blanc de Chine a disparu du fleuve Yang-Ze, qu'il parcourait depuis des dizaines de milliers d'années, à cause de la pollution générée par les humains.



Voir l'article chez So-Ann, et aussi ici ainsi que sur la Wik, ou encore sur le site de l'expédition.


PS: Et au cas où ça ne suffirait pas... je fais un tour chez Raffa et j'y vois ça.


samedi 28 juillet 2007

Mea culpa

Et en public, en plus.


Il y a maintenant... pfffiou ! Assez longtemps, j'avais fait la connaissance de cerise sur OPLF. Elle m'avait appris qu'elle habitait non loin de chez moi, mais surtout qu'elle s'occupait de cette
coopérative bio devant laquelle mon mari et moi passions souvent, toujours déçus de la voir fermée : Bioventure. Nous pensions qu'elle était abandonnée, et que c'était trop bête parce que c'était la seule à distance raisonnable de chez nous... jusqu'au jour, donc, où cerise m'annonce que pas du tout, que la coop est ouverte, mais pas tous les jours (pas à des horaires de commerçant, c'est logique puisque c'est une coop !).


Alors, un jour, on se décide à y aller pendant que c'est ouvert. On rencontre cerise, on papote on discute, on achète quelques trucs. Et puis on essaie d'y retourner le plus souvent qu'on peut, mais en fait, le plus souvent c'est le samedi matin, et le samedi matin c'est pas drôle parce qu'on se retrouve presque les seuls dans la coop, ce qui est sympa pour discuter, mais du coup on ne rencontre pas grand-monde parmi les coopérateurs. Cerise nous expliquera que c'est parce que la plupart des gens viennent le mardi soir, mais nous le mardi c'est juste le jour où l'on ne peut absolument pas. C'est vraiment dommage.


Mais on n'arrive pas à y aller souvent. D'abord, parce que l'on n'a pas encore changé radicalement nos habitudes (et alimentaires, et d'achats alimentaires) et que l'on se trouve un peu perdus : on essaie de commander quelques trucs (des gros sacs de farine notamment), mais on a du mal à accuser le prix des denrées. Pourtant il suffit de les comparer avec ceux pratiqués dans les "épiceries bio" d'à côté pour constater que c'est moins cher chez cerise. Mais ce n'est pas suffisant pour nous, concrètement et même si elle est absolument succulente, on a du mal à payer 12€ une bouteille d'huile d'olive (dans ces moments-là, on n'avait souvent même pas les moyens d'acheter l'huile d'olive bio du Leader Price à 4€75...).


Alors, on cherche un moyen de s'arranger. Ma première idée est de proposer à cerise d'assurer une permanence en échange de produits. L'avantage serait double puisque comme ça je pourrais rencontrer un peu des gens, ce qui était aussi le but de la manoeuvre :-) Mais je n'ose pas demander, parce que j'ai trop peur de me faire refouler, parce que ce n'est pas dans les habitudes courantes d'échanger un service (immatériel) contre des objets (matériels). Et j'apprendrai plus tard que ça a été très bête de ma part parce que cerise est l'une des rares personnes qui, il me semble, aurait apprécié ce genre de formule.


Donc, plutôt que de proposer ça, mon mari me dit qu'on pourrait leur proposer de leur faire un site web en échange de produits. On leur en parle, ils sont ok, on passe un accord. Du coup pendant un bon moment on a pu aller se fournir en tout plein de trucs là-bas, farines, fromages, graines à germer et à cuire, sucre, café, confitures, huile, jus de fruits, bières, vin, beurre, fruits et légumes (je me souviens du goût incroyable des petites poires... houlàlà ce qu'elles étaient bonnes !), pâtes en vrac, savon, thé, etc. etc. En bref, à peu près tout ce dont on avait besoin. Et le projet du site web avançait doucement (c'était un gros machin, avec une base de données pour les produits et un service de commande et tout). On n'y allait pas hyper souvent, mais tout de même la grande majorité de ce qu'on mangeait provenait de là. Uniquement la majorité et pas absolument tout, parce qu'on était suffisamment désorganisés pour ne pas arriver à y aller suffisamment régulièrement aux horaires d'ouverture.


Et puis le temps passe, et un jour cerise nous annonce qu'ils envisagent de fermer la coop. Une AG est convoquée, et la décision est prise. Et nous n'avons toujours pas fait le site web. Peu importe nous dit la tendre cerise, il reste tous les produits cosmétiques etc. à écouler, on peut tout de même le faire...


Parallèlement, on sait qu'elle voudrait, depuis longtemps, participer à un potager collectif. Nous, l'idée nous branche beaucoup aussi, mais là où l'on habitait à l'époque où l'on a connu la coop c'était impossible. Alors le jour où l'on emménage dans notre nouvelle maison où l'on a un grand jardin, on s'empresse de relancer l'idée. Cerise en parle à quelques-uns de la coop susceptibles d'être intéressés, et tous viennent à la maison, pour faire le tour du jardin, chercher un emplacement, discuter de comment est-ce qu'on pourrait s'y prendre, ce qu'on pourrait y faire pousser et comment, comment est-ce qu'on pourrait s'organiser, faire le tour de qui sait faire quoi etc. A l'issue de cette (sympathique) rencontre (j'étais tellement contente de rencontrer enfin des membres de la coop !!), on avait fait un peu le tri des gens vraiment intéressés, et puis surtout on avait conclu que le jardin étant fait comme il l'était, ce n'était pas possible de faire le potager dedans (notamment parce que là où il y avait de la place, il y avait trop de pins, et les pins, c'est pas bon pour le potager). Alors on avait été voir un petit bout de terrain devant le nôtre, abandonné à son sort, qui aurait été bien comme tout pour réaliser notre projet.


On se renseigne : le terrain appartient à notre voisin. On lui demande si l'on peut s'en servir vu que lui n'en fait rien : il refuse. "Mais vous savez, c'est de la terre inculte ça, vous en tirerez rien, c'est pas la peine." On essaie d'insister un peu mais pas moyen. Retour à la case départ. Projet en suspens.


Et puis comme pendant tout ce temps je rédigeais ma thèse, puis je faisais les allers-retours à Bordeaux toutes les semaines, puis je passais des auditions un peu partout en France en Navarre, je n'ai pas eu le temps de préserver notre relation avec cerise. Comme ça a été le cas avec tout le monde, d'ailleurs.


Mais je m'en veux profondément. D'abord, parce qu'on n'a finalement jamais fini ce site web et que je me sens infiniment redevable, coupable. Parce que cerise est la première (et l'unique, finalement) personne que j'ai rencontrée qui s'était engagée auprès de nous avant nous. D'habitude, toujours, c'est nous qui proposons des choses et l'on doit systématiquement d'abord fournir notre part avant que l'autre fournisse la sienne ; et souvent, trop souvent, l'échange prend fin entre les deux... Là, cerise nous a fourni un crédit sur la coop qui nous a permis de nous nourrir en vrai bio pendant des mois et l'on n'a pas rempli notre part du contrat. Je m'en veux beaucoup, et je m'en veux d'autant plus que j'ai bien remarqué qu'elle était typiquement le genre de personne qui ne mérite pas du tout ce genre d'"échange à sens unique".


Ensuite, parce qu'on a laissé tomber le projet de potager collectif. Voyant comment tournaient les choses on aurait certes eu du mal à faire exactement ce qu'on voulait, mais en s'y mettant à un peu moins de monde, et donc en faisant un truc plus petit, on aurait pu en faire un dans un bout de notre jardin, du coup, mais on ne l'a pas fait. En plus je suis convaincue que ça se serait fait tout naturellement, que plus de la moitié des participants potentiels auraient abandonné avant le début concret du jardin, et qu'on aurait fini avec un nombre de personnes assez restreint pour procéder comme ça. Mais je n'ai pas insisité. Je n'ai pas relancé. Oui évidemment, j'étais plongée dans mon travail comme j'ai pu en parler dans tout plein de billets et c'est pour ça que je ne l'ai pas fait. Mais c'était un projet qui lui tenait à coeur, et à moi aussi, et je n'ai pas su être le moteur de la chose et je m'en sens coupable quand je vois à quelle point elle, elle a su si souvent motiver ses troupes contre vents et marées.


Et puis je m'en veux parce que finalement, on était tout à fait dans le profil des ceusses qui utilisaient Bioventure comme un magasin et non comme une coopérative. On n'a pas su prendre part à des commandes collectives, on se servait dans ce qu'il y avait en stock. On aurait bien voulu y participer, mais on n'a jamais vraiment croisé grand-monde vu qu'on venait le samedi matin et du coup on n'a pas fait de connaissances, on n'a pas été pris dans le mouvement... ça n'aide pas, quand on n'a pas l'habitude de ce fonctionnement, on ne sait pas trop comment s'y prendre a priori. On aurait voulu au moins amener notre surplus de légumes mais cette année-là on n'a pas eu de surplus... on aurait voulu faire tout plein de choses, mais on ne l'a pas fait. Et c'est à cause de baissages de bras comme les nôtres que la coop a fermé. C'est trop bête de notre part.


Alors voilà cerise, si tu lis ce billet, je te fais toutes mes excuses. (Et puis sache que l'on est toujours prêts à te faire ton site web si tu en as toujours besoin.)


D'une manière plus générale, ça me fait beaucup réfléchir sur mon degré d'engagement local, et sur plein d'autres choses qui en dépendent, aussi. Mais j'y reviendrai...

mardi 17 juillet 2007

Mirza 2.0

Suite de ce billet...


Donc je me suis réinscrite, et je ne le regrette pas. Ce n'est pas tant pour le forum en lui-même, qui a, il faut le dire, bien changé. Et un très grand nombre de mes "collègues" ont +/- disparu de la surface des discussions. Mais beaucoup m'ont vue revenir tout de même, et m'ont contactée, et j'ai eu tout plein de nouvelles.


Un couple qui vient d'avoir un bout de chou, un autre couple qui envisage de faire un petit tour de France et voudrait passer nous faire un coucou, et puis les retrouvailles avec plein de gens avec qui j'appréciais tant de discuter, de réfléchir, à qui j'aimais demander des conseils. Quelques-uns dont je n'avais aucun moyen de les contacter en-dehors du forum et qui me manquaient, pour leur pertinence, pour leur expérience.


Et puis la diversité des gens (et donc des points de vue et des sujets) sur ce forum. Assez incroyable que ça tienne le coup, malgré tout. Et pourtant ça tient (pas toujours parfaitement, mais tout de même).


Donc je suis contente, même si je sais que j'interviendrai moins, qu'il y a pas mal de discussions auxquelles je refuse de participer parce que je sais où ça va mener, et aussi qu'il y a des membres dont je refuse de lire les posts (pour les mêmes raisons).

samedi 14 juillet 2007

Reviendra, reviendra pas ?

Il y a quelques jours, Apprentie (encore elle !) a publié un billet. Dans ce billet, il y a un lien vers un texte qui avait été publié sur Onpeutlefaire.com (OPLF de son petit nom).



Et voilà qu'en lisant le titre du texte ça me rappelle quelque chose... et voilà qu'en cliquant sur le lien je me retrouve dans "mon ancien monde virtuel". Ce texte avait été mis en ligne pendant la période où j'officiais à OPLF. Et voilà que je retrouve le sujet du forum dédié au débat sur ce texte. Et que je relis mes interventions (et celles des autres, évidemment !). Et ça me rappelle plein de (plutôt bons) souvenirs.


J'ai pratiqué OPLF pendant presque deux ans, à quelques jours près. Très pratiqué - trop pratiqué : je m'y connectais beaucoup trop souvent et y participais hyper-activement. En quelques mois j'avais écrasé le nombre total de messages des autres, même des plus anciens... et je ne le faisais même pas exprès. J'étais tellement présente qu'au bout de relativement peu de temps, le propriétaire du forum m'a proposé de rejoindre l'équipe des modérateurs, ce que j'ai accepté (j'étais trop contente). Et j'ai ainsi participé et modéré pendant un certain temps. J'avais même co-créé un site alternatif, l'Amicale OPLF, où l'on avait commencé à placer des choses que l'on avait envie de mettre en ligne mais qui ne relevaient pas vraiment du forum, ou bien des textes rédigés à plusieurs mains par les membres du forum et basés sur les échanges que l'on y faisait (notamment un guide technique pratique des coupes menstruelles qui a depuis été rappatrié sur OPLF). Signe du sort?, du jour au lendemain le site a été suspendu par l'hébergeur pour de fausses raisons, et l'on n'a jamais pu régler le problème.


J'aimais ce lieu d'échages, parce qu'on y croisait beaucoup de monde, parce que parmi ces gens il y a avait une considérable diversité, et puis, avouons-le aussi, parce que ça me faisait une agréable échappatoire à ma thèse à l'époque...


Mais, il y a un mais.


Il y avait un problème de fond. OPLF est un site/forum qui s'intéresse à des actions. Et moi, je n'ai jamais pu agir sans avoir longuement réfléchi avant. Et puis surtout, un forum qui parle d'action, c'est un forum qui parle d'actions, pas qui agit directement : donc je parlais beaucoup. Je me creusais la tête et j'y mettais beaucoup d'énergie, pour faire le tour d'un sujet, essayer de le considérer sous plusieurs angles différents, bien saisir tous les tenants et aboutissants de chaque action que l'on pouvait entreprendre. Et ça ne plaisait pas à tout le monde.


Que certaines choses ne plaisent pas à tout le monde, c'est toujours inévitable, certes. Oui mais c'est devenu sacrément compliqué le jour où j'ai commencé à me prendre le bec avec l'un des membres. Je ne sais pas très exactement ce qui s'est passé (plus exactement je soupçonne très fortement qu'il s'est passé des choses au-delà du forum lui-même entre les membres impliqués mais j'igonre quoi au juste), mais à partir de là tout a été très vite : sur un prétexte que j'ai estimé fallacieux on m'a conseillé de quitter l'équipe de modération. Et, parce que je trouvais ça injuste, je l'ai fait remarquer. C'est mal passé. On s'est engueulés. J'ai demandé la suppression de mon compte. J'ai fait un post d'adieu, j'ai pris mes cliques et mes claques (avec une sauvegarde des messages persos, y compris ceux des enguelades avec le chef) et je suis partie.


C'était tout début novembre 2006.


Depuis je n'y suis retournée que comme ça, par hasard, en cliquant sur des liens. Et là, en me retrouvant là-bas, ça m'a manqué. Alors je me suis recréé un compte et j'ai parcouru les sujets.


Quand j'ai quitté le forum, il n'y avait pas qu'à moi que l'on "reprochait" (indirectement) certains comportements, il y avait, en gros, tout un groupe dont je faisais partie. Et le jour où j'ai anoncé ma demande de suppression de compte deux autres ont fait de même, plus un qui a entammé une "grève contre la Ludocratie". D'autres m'ont envoyé des messages de soutien, ont exprimé leur déception que l'on parte tous, comme ça.


Il y a avait toute une troupe de gens que j'appréciais beaucoup dans ce forum, avec qui j'avais des échanges particulièrement enrichissants. Des perles. Et ils me manquent. Parmi eux, les ceusses qui ont quitté le forum en même temps que moi.


Et voilà qu'hier en parcourant le forum je vois que ces personnes se sont réinscrites. Et ça commence à me démanger...


Et voilà que ce matin, je vois que j'ai reçu un message personnel de l'un des membres du forum que j'appréciais le plus, et qui m'a vue apparaître dans les membres et m'a contactée immédiatement. Et ça me démange de plus en plus...


Bref. Je ne sais pas si je me remets à y participer ou pas. Qu'en pensez-vous ?

lundi 9 juillet 2007

OGM du matin

Ce matin, (encore une fois ?) bien contente de ne pas avoir été recrutée à Bordeaux, pour cette raison :



C'est la carte de répartition des champs de maïs OGM "MON 810" (produit par Monsanto) en France en 2007 (cliquez sur l'image pour voir l'original), conçue par Greenpeace à partir du tableau de chiffres fourni par le gouvernement sur son site officiel consacré aux OGM.


A noter que ces chiffres sont basés sur les déclarations des agriculteurs. Et que cela représente une surface totale de près de 20 000 hectares, pour 3 millions d'ha de maïs non-trangénique, mais que cette surface a quadruplé en un an puisqu'elle était de 5000 ha en 2006 (et 3000 en 2005).


Disons que du coup, le sud-ouest, ça se discute...


mardi 3 juillet 2007

Relations locales

Hier je parlais de deux billets parus sur le blog de cerise et sur celui de Raffa en réponse au premier, dont j'avais envie de parler. Le premier parle de la débandade ressentie du petit bio local en (basse) Provence. Le second est une réaction personnelle, de questionnement autour des solidarités effectives que l'on met en place localement, et de la différence avec les facilités que l'on a à se créer des réseaux d'entraide sur le web.


Sur le bio local en basse Provence, je ne sais pas quoi en penser. Ce que je constate par contre, c'est qu'en haute Provence il semble en être tout autrement. Et si je me laissais aller à des conjectures, je pourrais émettre l'idée selon laquelle ça pourrait venir des populations qui sont entièrement différentes : au sud la majorité des gens sont des pièces rapportées, alors qu'au nord, le pays correspondant nettement moins à la carte postale qu'on nous a vendue pendant des décennies, les gens du pays sont plus présents, et de toute façon la vie n'y déroule pas de la même façon, puisqu'il n'y a pas tout cet engouement touristique autour duquel toute l'organisation se fait dans le sud depuis des années. Mais il n'y a peut-être pas que ça, je ne sais pas. En tout cas c'est immédiatement à ça que je pense, quand je constate les différences. La même distinction se manifeste également dans les résultats des élections, c'est flagrant.


D'une manière plus générale sur la démarche que l'on adopte sur le web vs. avec nos voisins, après la lecture du billet de Raffa et des commentaires parus jusqu'ici j'en suis venue à me faire une petite liste rapide des raisons les plus évidentes pour lesquelles je suis dans le même cas qu'elle, c'est-à-dire que finalement je constate que j'ai plus de facilités à créer et m'intégrer dans des réseaux virtuels que dans des réseaux réels, avec mes voisins. Le cocktail, dans mon cas, serait le suivant :


  • On n'a pas de voisins proches. Les premiers ne sont pas vraiment loin, mais ne sont pas non plus vraiment sympas a priori. En tout cas on n'a pas l'air d'être sur la même longueur d'ondes (en gros, majoritairement ce sont les vignerons dont j'ai déjà parlé plusieurs fois).

  • On n'a pas (encore) d'enfant. Cela signifie que l'on ne passe pas du temps à poireauter devant la sortie de l'école, que l'on n'est pas poussés à entrer en contact avec des gens du village pour diverses raisons (fête d'école, activités sportives ou artistiques,...) et ainsi à faire des connaissances. Et comme on n'est pas non plus des chasseurs, on ne passe pas notre vie à boire des canons au bar du coin.

  • On a tous les deux un boulot délocalisé. Nos collègues sont dans le même cas que nous, et nos délocalisations cumulées ça fait qu'ils habitent franchement loin de chez nous. De surcroît, nos boulots sont très prenants, et quand on est à la maison on prend plutôt du temps pour s'occuper de notre potager, ce qui n'aide pas aux rencontres.

  • On vit précisément dans la situation locale que cerise a décrite puisque l'on habite dans ce coin-là. C'est-à-dire que depuis que ça coop a fermé on n'a plus que quelques "supermarchés bio" où les prix sont exhorbitants, où les pommes viennent d'Argentine et où les graines germées se vendent en barquettes au rayon frais.

  • Et dans ce coin, il n'y a pas (il n'y a plus !) de structures coopératives déjà existantes. Ou alors si elles existent elles ne sont pas assez visibles, voire pas visibles du tout : par exemple Bioventure, on est passés régulièrement devant pendant quelques années en se disant que c'était trop bête que ça soit fermé parce que ç'aurait été génial... Il a fallu attendre qu'un jour je fasse la connaissance de cerise sur internet pour qu'elle m'annonce que c'était bel et bien ouvert (à l'époque) et qu'on pouvait venir quand on voulait ! Mais nous, quel que soit le moment où l'on avait pu passer devant jusque là, on l'avait toujours vu fermé.


Et je trouve cette situation franchement désagréable, même toute comparaison avec la situation virtuelle mise à part. Je veux dire, même au-delà du cadre de possiblités d'achats groupés, d'échanges de services etc., ici on n'a pas fait la connaissance de nos voisins. Dans notre maison précédente, à Pourrières, c'était pareil, alors qu'on habitait en plein milieu du village (faut dire, nos seuls voisins c'était la famille Groseille, les autres maisons étaient soit abandonnées, soit les maisons de vacances de parisiens en pré-retraite - peut-être fort sympathiques, mais on n'a jamais eu l'occasion de le savoir). Par contre avant, dans notre maison de St Antonin on avait vite fait la connaissance de nos voisins parce qu'on se partageait une ancienne bergerie donc on se voyait tout le temps, et on allait souvent boire des cafés chez eux, on papotait, etc. Quelque part, on était tenus de se serrer les coudes parce qu'on habitait dans un coin tellement isolé par rapport au reste du monde qu'il était infiniment plus évident de demander un coup de main au voisin le cas échéant. Et encore avant, dans notre maison de Meyreuil, là ça avait été l'idéal puisque que ça nous était tombé dessus sans qu'on le prévoie : on avait emménagé dans un hameau donc on pensait être cernés par les retraités. Mais en fait, un jour que mon chéri jouait de la guitare dans la maison, un chevelu est venu taper à son carreau et lui a demandé s'il jouait du jazz, parce que lui il était guitariste de jazz et que ses cousins, qui habitaient presque toutes les maisons autour de nous, jouaient de divers instruments, et que ça serait chouette qu'il vienne faire connaissance. Du coup on était tout le temps fourrés chez les uns chez les autres, de vraies relations quotidiennes de voisinage, c'était très chouette.


Tout ça me manque beaucoup. Malheureusement, comme depuis on travaille comme des fous on n'a ni le temps ni l'énergie (ni même l'argent, en plus) pour commencer une activité de groupe, donc on ne fait plus de connaissances. Et les quelques commerçants du village ne sont pas franchement sympas a priori, on n'arrive pas à sympathiser avec eux. La boulangère, on ne la voit qu'une fois tous les 36 du mois vu que son pain est dégueulasse ; le tabagiste, bof... et en plus ils sont nombreux on ne voit jamais le même ; la maison de la presse est au bout du monde donc on n'y va jamais ; et l'épicier, on n'y va jamais non plus vu que c'est un petit Casino et qu'on n'y trouve rien, pour très cher ; les barmen, on n'y va presque jamais (cf. plus haut), et puis de toute façon a priori ils nous considèrent comme des étrangers parce qu'on n'a pas l'accent d'ici. Et puis voilà, j'ai fait le tour.


C'est un peu triste quand-même.


lundi 25 juin 2007

Alerte à Babylone

Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l'histoire du futur. On leur dirait qu'on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l'homme avait allumé et qu'il était incapable d'arrêter. Que c'était comme ça, qu'il y avait des sortes d'incendie qu'on ne pouvait plus arrêter du tout. Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne.

-- Entretien avec Marguerite Duras, Le Matin, 4 juin 1986.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait un petit billet écolo. Alors voilà, ce matin en parcourant divers blogs je tombe sur ce billet, qui présente la vidéo suivante.



ATTENTION !!!!!!!!!
envoyé par Domi_Nike


L'extrait est tiré d'un documentaire intitulé Alerte à Babylone, un film réalisé par Nicolas Guicheteau, Eusebio Serrano, Audrey Maurion, Christophe Chevalier, Nicolas Deutsch & Charles Schlumberger, et produit par l'association Voir et Agir, dont on peut lire ceci ici :


Le thème général [du film] est un reflexion sur les applications automatiques et non réfléchis des nouvelles techniques, mettant en danger l'environement bien sûr, mais également l'avenir des hommes et les transformations sociales qu'elle impliquent.

Voilà un autre extrait du film :



Interview de Jean-Pierre Berlan
envoyé par nepigo


Jean-Pierre Berlan (directeur de recherche placardisé à l'Institut National de Recherche Agronomique, INRA) y dit beaucoup de choses très intéressantes, et je retiens notamment une formule qui m'a particulièrement marquée :


Séparer la production de la reproduction

Voir aussi la fiche du film sur le site Voir et Agir ici, et le site de Jean-Pierre Berlan, .