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mercredi 11 mai 2011

Un pas après l'autre (mais tout de même, c'est le printemps)

Comme le temps passe vite ! En fait je ne sais pas par où (re)commencer, pas envie de faire un résumé de "ma vie entre temps", pas envie non plus de reprendre comme si je n'avais jamais arrêté parce que... parce qu'il m'était venu une certaine aisance, une certaine légèreté avec la pratique quotidienne que j'ai perdues avec le temps passé depuis.

Mais comment faire alors ?

Je pourrais commencer par mettre un cliché d'un genre connu. Orchis anthropophora, l'orchis "homme pendu". Bien contente d'en avoir trouvé une station tout près de chez moi (dans un endroit tout à fait inattendu, comme d'hab'), puisque je n'en avais jamais vu en vrai encore.



Mais c'est difficile comme tout de reprendre la photo herboristique avec un bébé porté, même dans le dos. Elle n'a évidemment pas la même patience que moi pour ces choses ; bien qu'elle soit en ce moment complètement fascinée par les arbres, alors je me fais une joie de lui montrer en détail toutes les espèces qu'on croise (quand je pense que tous ses premiers mois j'attendais avec impatience de lui faire toucher un arbre !).

Et elle goûte à tout évidemment, y compris les fleurs... une pâquerette (pas grave) et un iris (moins bien) en ot déjà fait les frais depuis le début de la semaine.

Ah ! Tiens... (un coq-à-l'âne total) je devrais faire des post antidatés, sur les couches lavables, sur mes modes de portage, sur la diversification, sur l'allaitement, sur le cododo, sur l'éducation non violente, sur la couture, sur le projet de naissance sans violence,... et puis aussi sur le travail (ou pas), et puis sur la vie en général, et sur tout ce qui a changé, et sur les chevaux, et sur les plantes, et sur, et sur...

Mais pourquoi antidatés en fait ? Peut-être parce que ça m'impressionne beaucoup, tout ce qui s'est passé, pendant tout ce temps loin d'ici.

C'est comme le début de chaque chemin : il faut commencer par un premier pas puis un autre et un autre, et une fois qu'on en a fait quelques-uns ça devient très vite plus facile. Allez allez, le plus dur c'est de commencer, et ça c'est déjà fait.

lundi 14 septembre 2009

Crôaaa

Une visiteuse du début de l'été.


jeudi 28 mai 2009

De jolies choses aussi

Parce que la vie ne s'arrête pas .



Ophrys fuciflora (je crois !), Lac de Sainte Croix, avril 2009.

Il y a eu le retour du soleil, quelques apéros de fin d'après-midi entre amis, la tendre présence quotidienne de mes voisins, de nouvelles amours équines si touchantes, l'amour de mon mari au travers des tempêtes qui nous tansent, la musique, le potager qui n'en finit plus de pousser, des sourires, des fleurs, les incroyables senteurs du printemps.

dimanche 26 avril 2009

J'y étais

Juste !


mardi 14 avril 2009

Au réveil

Plein-voir, gorges du Verdon, avril 2009.


Je me suis réveillée ce matin sans savoir qui j'étais. Plus que ça : sans savoir ce que j'étais. Comme une impression végétale. Étrange. J'ai mis un temps non-négligeable à retrouver mes marques, le lieu, le temps, la nature.


Je n'ai pas pu me rendormir : les lattes du sommier sont vraiment trop nazes.


J'ai réussi à voir le soleil se lever, imprimant son rouge intense sur les carreaux de la cuisine.

jeudi 11 décembre 2008

Ça y est




Et pendant que je choisissais mes photos à l'instant, il se met à tomber de gros flocons...

dimanche 7 décembre 2008

La veille... du lendemain

La façon dont les événements se succèdent est parfois bien drôle.


Je reprends le travail demain. Il va falloir que je reprenne l'habitude de me forcer à me lever tôt, si possible à la même heure chaque jour, de me préparer, de prendre la voiture et de parcourir la longue route qui me mène à mon labo (en roulant doucement parce que ça gèle bien) (et je ne sais même pas encore précisément par où je vais passer), d'arriver, de passer mon badge dans le lecteur pour ouvrir la porte, de m'installer à mon bureau, de lancer mon ordinateur et de bosser, bosser, bosser. Bosser le plus possible pendant que je suis là-bas parce qu'ici, j'aurai d'autres choses à faire. Je ne sais encore pas du tout comment est-ce que je vais m'organiser ici avec la reprise du travail, comment je vais faire pour réduire mes activités, ce que je vais décider de ne plus faire pour garder suffisamment de temps pour le reste. Ensuite le soir, alors qu'il fera déjà nuit, je quitterai mon bureau, remonterai dans ma voiture et ferai mon long trajet retour (toujours doucement), jusqu'au lendemain où je ferai la même chose.


À la maison, il faudra que je m'organise pour faire un peu de ménage régulièrement question de ne pas me retrouver surchargée tout d'un coup. Il faudra sans doute que je le fasse le soir, parce que le matin ça risque d'être trop compliqué pour moi... Un petit coup de balai par ci, un peu de vaisselle par là, et je garderai les activités plus pontuelles pour le week-end (comme de faire les vitres par exemple... que je n'ai toujours pas faites depuis qu'on a emménagé et qui sont franchement sales, il faut le reconnaître). Le problème c'est que le soir je risque d'arriver complètement crevée à la maison, et d'avoir envie d'autre chose que de passer un coup de balai. Mais bon, d'un autre côté c'est tout de même bien agréable que ça ne soit pas tout le temps le chantier total, qu'on arrive à trouver facilement les choses et que l'on puisse laisser flotter son regard dans le salon sans qu'il y ait mille trucs qui trainent partout.


Je en sais pas du tout comment je vais faire pour continuer à m'occuper des chevaux. Là j'ai pris l'habitude de leur donner leur repas du soir, mais ça se passe juste avant le coucher du soleil c'est-à-dire vers 17h. À partir de demain, à 17h, je serai encore au boulot donc je ne pourrai plus le faire. Alors je pourrais changer mes habitudes pour leur donner plutôt leur ration du matin. Oui mais, le problème c'est que si je fais ça, ça veut dire qu'il faudra que je m'habille 2 fois le matin (une fois pour aller aux chevaux, l'autre pour m'habiller "en propre" pour le labo : je m'imagine difficilement arriver au travail pleine de boue et de foin). Ça veut dire aussi prendre un bon bout de temps pour le faire, parce que le matin c'est plus long, en ce moment parce que c'est l'hiver on leur donne de la farine (i.e. des grains concassés mouillés à l'eau qu'on leur sert dans des seaux, c'est plus compliqué que le foin). Et puis si je pars tôt le matin pour arriver pas trop tard au boulot (question de repartir pas trop tard non plus), il faudra que je le fasse de nuit... donc en plus, je ne les verrai pas beaucoup ! Et puis j'ai peur que ça me démotive très vite et que je ne tienne pas le coup.


Ça, c'est un vrai problème. Je ne sais vraiment pas du tout comment je vais faire, alors que je quitterai la ferme de nuit et rentrerai de nuit également. Je ne sais pas du tout comment je vais pouvoir faire pour m'occuper encore des chevaux malgré tout. Alors certes, je n'irai pas au labo tous les jours. Je prévois d'y aller 3 jours par semaine, les jours où mon mari travaille. Mais je me connais et je connais trop bien mon travail aussi, et je sais pertinement que concrètement, très vite j'aurai des petites obligations tous les jours de la semaine, et qu'il me sera vraiment très difficile soit d'accepter de ne pas être présente au travail autant que je le devrais (et donc de culpabiliser parce que tout de même, c'est mon boulot, et c'est à plein temps — même si je n'ai pas réellement d'obligation de présence pendant mes heures de travail), soit d'accepter de ne plus m'occuper quotidiennement des chevaux. Dans les deux cas je vais culpabiliser. Je sais que je vais avoir l'impression de ne pas en faire assez, quelle que soit la solution que j'adopterai : que ce soit en privilégiant l'un des deux, ou en tentant d'en faire autant que possible des deux côtés à la fois (au détriment de mon ménage cité plus haut, notamment ;-)). Je sais déjà qu'il faudra que je lutte contre cette culpabilité mal placée puisque de toute façon je ferai ce que je pourrai, et que soit je donnerai mon plein temps à l'un en abandonnant l'autre, soit je ménagerai la chèvre et le chou et ne serai donc entièrement dévouée à aucun des deux. Mais je n'ai pas envie de choisir. Il y a des gens qui s'en sortent très bien avec un travail du type du mien et des chevaux, mais ils n'ont pas autant de kilomètres à faire matin et soir. Et en outre ils sont titulaires de leur poste, ils n'ont pas à fair epreuve d'une bonne volonté à toute épreuve dans leur travail !


Et puis paradoxalement, c'est là que l'enchaîenement des choses se fait joueur, l'activité "chevaux" devient de plus en plus potentiellement prenante (ça fait un peu abstrait tout ça, mais en fait ça l'est beaucoup moins qu'il n'y parait, sans que j'ose pour autant le formuler différemment pour l'instant — ensuite on verra). Sans vouloir encore ni faire des plans sur la comète ni même dévoiler clairement ce qui se trame, je dirai que l'éventualité de faire plus de place aux chevaux à la ferme se dessine d'une manière de plus en plus concrètement envisageable, et que plusieurs événements qui sont arrivés ces dernières semaines (en se précipitant particulièrement ces derniers jours) font qu'il y aurait peut-être moyen de faire quelque chose de vraiment intéressant selon mon point de vue et mes envies en la matière. Vraiment, c'est drôle de voir comment, alors que je suis à la veille de mon retour au travail intellectuel que j'avais fait jusque là, s'ouvrent du côté manuel, du côté près de la terre, du côté simpliste volontaire et écologiste, du côté humain proche, local, en interdépendance et en échange ouvert, des perspectives qui vont de plus en plus dans un sens qui me plaît vraiment beaucoup. Est-ce qu'il y aurait vraiment de quoi en faire une activité procurant revenu ? Si oui, quand et pour combien de personnes ? Quels seraient les investissements nécessaires en temps et en argent ? Que ferions-nous très précisément (il y a plusieurs options possibles) ? Et puis, si ça se faisait, est-ce que ça me plairait de faire ça vraiment quotidiennement en tant qu'activité princpale ?


Je n'ai pas de réponse à ces questions pour le moment. Le fait est qu'on est en train de traverser l'un des moments les plus durs de l'hiver où il fait un froid de canard et où les journées sont hyper courtes et malgré tout j'ai un mal fou à rester enfermée. Je me sens tellement bien dehors. Je me sens tellement plus proche de moi, tellement moins en question, les choses sont tellement plus évidentes. En même temps, je me dis que ça doit aussi être en bonne partie dû au fait que je reprends le travail demain et que je n'ai pas envie. — Enfin bon, dit comme ça c'est un cercle vicieux, il faut que je tente d'être plus précise pour l'exprimer, de manière à parvenir à le regarder avec autant d'objectivité que possible : j'ai peur de reprendre le travail parce que je sais que je vais tout de suite me retrouver dans l'urgence, l'urgence des résultats, l'urgence des publications, l'urgence des candidatures, et que j'ai une trouille bleur d'y aller encore pour me retrouver le bec dans l'eau. Et que si jamais ma seule perspective d'avenir professionnel est un poste dans une université du bout du monde dans une région inconnue et sans amis, au sein d'une équipe que je ne connais pas ou si peu, je vais à nouveau me retrouver devant un doute affreux.


Et voilà, du coup le fait de parler de ça m'y fait penser : ça y est, le concours CNRS a ouvert. Et la tendance se confirme, ça se profile plutôt moyennement : 2 postes de CR2 en section 34 (c'est-à-dire ma section de spécialité) dont un sur une thématique à laquelle je pense ne pas coller du tout, et 3 en 44 (tiens, la numérotation a changé, jusqu'à l'an dernier c'était la 45), dont 2 sur une thématique dont je ne comprends même pas la signification de l'intitulé et le 3e sur une thématique "musique" (donc pas pour moi). Au final donc, ça fait pour moi un seul et unique poste envisageable, celui qui n'est pas profilé en 34. Hum, même dans mes persepctives les plus sombres je ne pensais pas que ça serait noir à ce point, là. Encore peut-être un événement qui ferai pencher la balance dans un certain sens... Il reste aussi les faleuses "chaires CNRS" qui vont ouvrir dans les universités, j'avais lu 150 postes (pour l'ensemble des disciplines !!!), puis 115, et là ce matin je viens de voir qu'ils en annoncent 90 (ce qui signifie que s'il y en a 1 dans mes cordes ça sera déjà Byzance). Pour l'instant c'est la seule information que l'on trouve à leur propos, elles ne sont pas encore publiées.


Bon. Je ne sais pas encore quoi penser de tout ça précisément. J'ai dit que je faisais une 3e année de candidature, j'ai obtenu un prolongement de mon contrat de travail pour quelques mois, je suis à la veille de la reprise et il faut bien que je me jette à l'eau. Mais vu d'ici elle a l'air bien froide et fort peu engageante, c'est le moins que l'on puisse dire. Par ailleurs, c'est peut-être la toute première fois de ma vie que j'ai une ouverture en or pour me recycler dans un truc qui me plairait, même si c'est encore très loin d'être certain. Et sans doute que si je ne plonge dans aucun des deux je risque de me retrouver au final en perdante des deux côtés. Ça serait vraiment trop con. Et si je me gourre dans mon choix hein, est-ce que ça serait pas tout aussi con ?


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A part ça, les images de ce billet n'ont rien à voir avec la choucroute. Ce sont des photos de Jean-Loup Sieff, photographe que j'adore et auquel j'ai pensé juste avant de commencer la rédaction de ce billet, alors je n'ai pu résister à l'envie de partager quelques-unes de ses photos même si ça n'avait aucun rapport. J'adore particulièrement le portrait de Bernadette Laffont en 1959, je le trouve captivant à couper le souffle, mais il y en a tellement d'autres !

vendredi 5 décembre 2008

Cadeau pour Cécile


Elles ne sont pas prune, mais c'était les miennes à moi. Elles ont accompagné mon histoire pendant longtemps, me guettant ces dix dernières années du fond du placard où elles étaient remisées sans que j'arrive à m'en défaire. Parfois je les sortais et rêvais de les porter à nouveau, comme quand j'avais 15-20 ans, et c'était tout mon univers d'alors qui surgissait devant mes yeux.


Cet été, à notre dernier déménagement, je me suis enfin décidée à les prendre en photo et à m'en séparer. Adieu Doc Martens argentées !


Et bonne journée à toi Cécile. :-)

jeudi 4 décembre 2008

Petits petons à poil

J'en ai parlé plusieurs fois, les voici en images... les pieds des chevaux déferrés.


AH oui, avant toute chose, je mets un petit schéma trouvé sur la Wik' pour montrer l'emplacement des noms d'oiseaux que je vais utiliser dans les descriptions qui suivent ;-)



Le premier cheval est un pépère d'une vingtaine d'années. Il a été ferré dès sa plus tendre enfance et pendant toute sa vie, comme c'est le cas pour la plupart des chevaux "de loisir". Il a été déferré au tout début de l'automne, vers la fin septembre, par un maréchal-ferrant. Le maréchal, tout "ferrant" qu'il est, n'était pas spécialisé dans le parage des pieds destinés rester nus, alors il a fait comme il a pu, sans doute selon ses habitudes de parage, qui n'ont pas les mêmes contraintes. Et puis il y a quelques semaines on l'a fait "réviser" par la pareuse (spécialisée dans les pieds nus cette fois) qui est venue déferrer le second cheval. Les photos que j'ai prises datent d'il y a une semaine environ, soit une dizaine de jours après le parage.


Antérieur gauche : Ce cheval a une fourchette particulièrement longue, et on voit qu'elle n'avait que peu été rétrécie par le port des fers : apparemment, la fourchette a tendance à devenir de plus en plus étroite avec les fers qui l'empêchent de se développer. Sans fers, au contraire, elle est bien large parce que c'est par son appui sur elle que se fait l'action sur le coussinet plantaire qui est situé à l'intérieur juste au-dessus, et qu'à partir de là tout le système d'amortissement se met en route.
Je trouve que la pointe de la fourchette est un peu épaisse, il m'avait semblé lire qu'elle devait être au niveau de la sole de ce côté-là et là je la trouve un peu trop épaisse. Mais avant de faire quoi que ce soit je demanderai conseil à la pareuse... J'aurais également tendance à penser que les barres mériteraient d'être légèrement raccourcies aussi (théoriquement, si j'ai bien compris, elles devraient être réduites au niveau de la sole dans leur moitié inférieure, i.e. à partir du tiers du pied — là j'ai l'impression qu'elles dépassent un peu, surtout celle qui est en haut sur la photo).


Antérieur droit : Toujours cette fourchette immense... Ici pareil, je trouve les barres un peu longues. Et puis c'est drôle, à comparer les photos comme ça, je trouve que cette fourchette-là est bien plus étroite que les trois autres.


Postérieur droit : Là on voit bien que la pointe de la fourchette avait été remise à niveau par rapport à la sole. Les barres aussi sont plus courtes que sur les pieds précédents.
On voit aussi que la ligne blanche, cette partie qui sépare la sole de la paroi sur tout le pourtour du dessous du pied, accroche la terre : j'ai essayé de passer le cure-pieds et de brosser, mais la terre reste en place, il faudrait insister pour la faire apparaître et je ne l'ai pas fait.
Il me semble que la paroi a un peu poussé et qu'il serait bon de la réduire un peu, pour qu'elle ne dépasse pas (trop) de la sole, mais je n'en suis pas sûre. Je me dis ça parce que sinon, si tout le poids de l'avant du pied se pose sur les rebords de paroi qui dépassent, j'ai peur que ça les fasse sauter...


Postérieur gauche : Il n'a pas du tout la même forme que le précédent, c'est étrange : il est beaucoup plus pointu, plus large sur les quartiers (les côtés, avant le talon).


On passe au second cheval, qui est une jeune jument. Elle n'a été ferrée que pendant un an, un an et demi. Elle a été déferrée directement par la pareuse il y a quelques semaines, donc ses pieds ont été immédiatement parés en vue de la marche pieds nus. La grande question quand on déferre un cheval, c'est "Quelle va être sa réaction ?", parce que tout le système de pompe qui active la circulation sanguine par l'effet de la marche est inhibé par le fer. Avec un fer, lorsqu'un cheval pose son pied, le choc est réparti sur toute la longueur du fer, donc sur presque tout le pourtour du pied. Alors que ce n'est pas là du tout que sont les amortisseurs du pied du cheval... qui sont représentés par le coussinet plantaire, sous la fourchette. Quand un cheval est ferré sa sole ne touche pas le sol, et sa fourchette ne le touche qu'en bout de course, quand sous l'effet du poids le fer s'écarte un peu et laisse s'abaisser légèrement le pied. Sans fers, le cheval pose d'abord l'arrière du pied (soit la fourchette, qui reçoit donc le choc), puis pose le reste en s'appuyant sur la sole (l'avant de la sole redevient donc nettement plus épaisse et solide qu'avec des fers).


Bref. Le problème c'est que comme la circulation sanguine est brusquement reboostées quand on enlève les fers, on ne sait jamais trop à quoi s'attendre : les chevaux peuvent aussi bien le vivre sans problème, que se retrouver complètement prostrés pendant des jours, des semaines ou des mois, à ne plus oser marcher tellement ça leur fait un drôle d'effet, pour ça et pour la sensibilité qui revient. C'est apparemment toujours une surprise, on ne sait pas à quoi s'attendre lorsque l'on déferre un cheval. Mais celle-ci s'est portée à merveille, et dès le lendemain elle s'est remise à gambader comme un poulain dans son parc :-) Ouf !


Antérieur gauche : On voit encore bien la trace laissée par le pinçon du fer dans la pince du sabot (juste devant au milieu, pour les néophytes)...
Bon, à part ça ce pied n'est pas très propre (j'ai mal fait mon boulot !) alors passons au suivant.


Antérieur droit : La fourchette est moins large qu'à l'autre antérieur, du coup les barres prennent naissance un peu plus haut sur le pied (il faut vraiment des photos pour voir apparaître ça !). Les barres m'ont l'air un peu longues, aussi, surtout celle du haut sur la photo.


Postérieur droit : Rien de spécial à dire, il m'a l'air bien ce pied, à moins peut-être qu'il faille réduire un peu la longueur de paroi comme pour le cheval précédent mais ça reste à confirmer.


Postérieur gauche : Moi j'aurais tendance à réduire encore un peu la pointe de la fourchette...
Et la ligne blanche me semble trop épaisse entre la sole et la paroi. Si je me souviens bien, la pareuse l'avait noté et nous avait dit que ça venait d'une compensation dûe à la ferrure, je ne sais plus pourquoi, et que ça passerait progressivement. Il faut tout de même laisser passer le temps de pousser !


Voilà pour les petons de nos pensionnaires au naturel. Je vais envoyer les photos à la pareuse aussi pour qu'elle me donne son avis, et puis je verrai ce qu'elle me dira (de faire, ou de ne pas faire). En tout cas ça fait tellement plaisir de les voir comme ça (et ça fait bien bizarre à curer des pieds sans fers, pour une cavalière habituée à des pieds chaussés...).

mardi 25 novembre 2008

Il fait froid...

...mais fort beau. Ce matin tout était recouvert de givre, c'était magnifique sous les premiers rayons du soleil (et sous les suivants aussi parce que ça a mis un temps fou à fondre c't'affaire).


Je suis allée faire un tour aux chevaux dans les parcs en haut. Voir s'ils n'ont pas froid, s'ils vont bien. Le danois s'ennuie, il est tout seul dans son parc et je sens qu'il a terriblement besoin de copains pour jouer (et sans doute pour se réchauffer aussi). J'aimerais bien le mettre avec d'autres chevaux. Dans l'idéal, j'aimerais bien rassembler tous les parcs du haut pour n'en faire qu'un seul grand et qu'ils soient tous ensemble dans un espace suffisamment grand pour jouer, marcher (presque) autant qu'ils le veulent, et que s'il y a des inimitiés ils ne soient pas obligés de rester ensemble. Je suis convaincue que ça ferait du bien à tout le monde... mais les propriétaires ne sont pas de cet avis.


On avait 2 groupes de 2 chevaux chacun. L'un des deux groupes est constitué de deux juments qui ne s'entendent pas, si bien que quand elles sont toutes les deux il y en a une qui passe son temps à faire fuir l'autre, à la mordre, à l'empêcher de manger. Alors on avait rassemblé les 4 chevaux ensemble, dans un plus grand parc, en espérant que ça modifie un peu les rapports de force. Ça avait fonctionné à la perfection : la petite avait retrouvé une place qui lui permettait de manger, d'être tranquille, et la grosse s'était faite copine avec la jument qui avait pris la tête, elles passaient leur temps à se faire des papouilles.


Oui mais les propriétaires des deux juments n'ont pas été de cet avis ; ils pensent que leurs juments, qui ne sont plus dans leur prime jeunesse, n'ont ni assez ni assez bien à manger dans les parcs en hiver. Ils trouvent que ça n'est pas pratique de leur amener un complément alimentaire (même si ce n'est pas eux qui s'en occupent). Et puis, ils trouvent que les grands parcs sont trop loin de la sellerie, que ce n'est pas pratique pour eux. Alors ils ont remis leurs deux juments dans un parc du haut. Et la galère pour la petite a repris : je viens de lui voir une grosse trace de morsure sur l'épaule droite, et elle ne quitte que difficilement les arbres pour s'approcher quand on l'appelle.


Je les ai prévenus qu'elles ne s'entendaient pas et que ça se régulait de soi-même quand elles étaient avec d'autres chevaux (j'ai passé sur le fait que ce sont des animaux grégaires qui ont besoin de contacts avec leurs congénères pour se sentir équilibrés - et accessoirement, pour avoir chaud en hiver). Ils m'ont dit qu'ils le savaient, que j'avais bien raison, et que donc la solution était... de diviser le parc des deux juments pour les séparer l'une de l'autre.


Je comprends bien leur position, franchement. Mais je suis déçue. Je me demande si le fait de vouloir voir les chevaux rester ensemble, essayer de les mettre dans des conditions les plus proches du naturel pour ne pas trop leur nuire, je me demande si tout ça vient du fait que moi, je les vois tous les jours et peu importe s'ils sont dans un grand parc un peu loin. Le fait est que les deux juments étaient mieux quand elles étaient avec les deux autres, mais peut-être que pour s'imprégner de ce genre de chose il faut voir les chevaux évoluer au quotidien, et que sinon ça reste trop théorique, trop lointain. Je sais bien qu'avant je ne me posais pas toutes ces questions sur le bien-être des chevaux.


Et ce danois qui s'ennuie, qui passe son temps le long de la séparation avec le parc d'à côté à regarder ce qui se passe, à essayer de guetter l'attention, et même qui a passé une journée entière à hennir pour appeler l'une des deux juments en question quand elles ont été remises en haut, ça aussi ça me tracasse. Ce cheval, avant, était dans un club et il voyait du monde tout le temps. Je ne sais pas si l'on s'occupait régulièrement de lui, mais en tout cas il avait de l'activité tout autour de lui toute la journée. Et là, je vois bien qu'il s'ennuie.


Et je ne sais pas quoi faire. Je ne peux pas prendre d'initiative, parce que ce ne sont pas mes chevaux, et je n'en ai pas non plus la responsabilité. Alors je vais les voir régulièrement mais ça ne suffit pas, au contraire ça ne fait que m'ennuyer un peu plus à chaque fois que les vois comme ça.


Et les deux loulous du proprio et de son ami restent tous les deux perdus dans un grand parc tout en bas... c'est dommage, eux aussi étaient mieux quand ils partageaient leur terre avec d'autres.


Bientôt, il va y avoir une reconfiguration des parcs du haut parce que l'un des propriétaires va partir. Il va laisser un enclos qui doit faire un petit hectare ; de quoi repenser en profondeur l'aménagement des parcs (qui de toute façon sont à refaire parce que la plupart des poteaux ont bougé, sont nazes, et que l'électricité ne passe plus tellement les fils sont usés). Je voudrais trouver une solution qui plaise à tout le monde. Mais le problème, c'est que par "tout le monde" j'entends aussi bien les bipèdes que les quadrupèdes, et que tout ça fait beaucoup d'avis contradictoires...


...Alors je vais me balader et je les regarde, en espérant que peut-être eux me souffleront une idée lumineuse du bout de leurs grands naseaux tous chauds.


Pour finir, rien à voir avec les chevaux, mais voilà une bonne illustration de la technique du réchauffement par les pairs ! Même les espèces non grégaires s'y mettent, c'est dire.



Et puis c'est pas tout ça mais le soleil se couche, c'est l'heure du foin. Allez zou, un bonnet, des gants, et c'est parti pour l'un des moments les plus agréables de la journée : leur donner à manger puis savourer le coucher de soleil en les écoutant mâcher.

jeudi 20 novembre 2008

Beaucoup de temps (et pas moins de choses)

A nouveau un long moment sans poster de billet, mais je n'ai pas chômé.


Il a plu. Longtemps. Beaucoup. Pendant presque 15 jours consécutifs. Alors on s'est occupés comme on a pu.



Et puis, par un beau matin...



On a rassemblé 4 des chevaux et on a profité de la repousse de l'herbe pour les mettre dans un pré tout neuf.




On est allés au salon du cheval de Montpellier, Equi'Sud. On a été assez déçus, on pensait trouver un salon aussi grand que celui d'Avignon mais en réalité c'était beaucoup plus petit. Et l'on pensait pouvoir acheter plein de matériel en faisant des affaires, mais il y avait très peu de stands et qui vendaient très cher. Alors on n'a rien pris... sauf la photo d'une ânesse bien jolie (du Poitou je crois ?, mais je n'y connais rien en ânes) !



Et puis comme il s'est remis à faire soleil, on a foncé dans les bois chercher quelques champignons. On a trouvé plein de gros sanguins, que l'on a partagés avec les gens de la ferme. Mhhh !



Ici, les cavaliers sont adorables et nous ont proposé de monter leurs chevaux. Mais ils ont tous du matériel de western et c'est pas trop mon truc (pour ne pas dire, pas du tout). Alors on a parcouru internet jusqu'à trouver les selles les plus fantastiques du monde à mon goût : deux Stübben Parzival, une mixte tendance dressage et une mixte tendance obstacle. La dressage est nickel, l'obstacle a pas mal de réparations à faire (comme on le voit sur la photo !) mais les deux promettent d'être géniales à l'utilisation.



Et puis, après le premier cheval, on en a fait déferrer un second. Pour ce faire on a demandé à une pareuse professionnelle qui vient de s'installer dans la région, qui est venue faire le point du premier, et déferrer proprement la seconde. On a eu un contact nickel et on est complètement ravis.



Autant le premier déferré a mis du temps à remarcher correctement, et a encore quelques hématomes dans l'avant de la sole (et d'ailleurs il faudra qu'on lui mette des sandales aux antérieurs pour les premiers temps de monte), autant la seconde se porte déjà comme un charme après quelques jours. Elle trotte et galope, avec ses pieds nus, c'est un pur plaisir ! Je reviendrai là-dessus plus précisément, avec des photos et tout, parce qu'à partir de maintenant c'est nous qui nous occuperons du parage d'entretien, en suivant les conseils avisés de la pareuse et entre ses visites !


Et pour finir, voilà la plus grosse part de nos occupations de ces temps-ci. Pour monter à l'occasion mais aussi pour s'amuser à pieds avec les chevaux et leur apprendre des tours, on a entrepris de se faire une carrière. On l'a positionnée au milieu des parcs de façon à ne pas empiéter sur les terres agricoles (faudrait pas abuser tout de même), dans l'endroit le plus plat — ou en tout cas le moins penché...


Une vue du site au début des travaux : on a déjà planté 22 poteaux de bois pour délimiter la carrière, qui fera 60 m de long sur 20 m de large (une dimension standard, en somme).



C'est assez pierreux mais c'est pas le pire endroit ! On devra dégager toutes ces pierres, une fois qu'on aura fini le tour.




Une fois les poteaux plantés (ouffff...) il faut les relier avec quelque chose, de préférence relativement voyant et paraissant fixe afin que les chevaux puissent s'appuyer dessus (enfin, pas au sens propre). On avait pensé à des planches, classiquement, mais on avait peur de ne pas en trouver des assez longues (en moyenne 4 m entre les poteaux) et en quantité suffisante (sur 160 m de contour...). Alors on a cherché dans "la caverne l'Ali Baba" (l'endroit où notre propriétaire amasse des centaines de trucs et autres bidules, au cas où, si besoin est, et aussi juste parce qu'il aime ça) et on a trouvé des mètres et des mètres de vieilles cordes d'amarrage. Nickel !



Reste à les attacher aux poteaux... et avant cela, à les dédoubler parce qu'elles sont cousues en double, formant une longue boucle. Et au final, ça donne ça :




Reste à finir le tour... Hier on a ramené encore de nouvelles cordes pour finir la largeur et la longueur qui nous manquent, et on a reconstitué proprement le parc que l'on avait amputé de cette carrière, avec des piquets et des fils électriques placés le long du tour de la carrière à environ 1 m de distance pour éviter que son locataire vienne mettre sa tête dans la carrière pendant qu'on passe à cheval. Ensuite on mettra un coup de tractopelle dans la carrière pour la mettre autant à niveau que possible, et on enlèvera les pierres. Pour finir, je ne sais pas si l'on tentera d'y mettre du sable, des copeaux ou je ne sais quoi, ça dépendra de ce qu'on trouvera sur place surtout, parce que le but du jeu c'est de se faire une carrière pour pas un rond, juste avec des matériaux de récupération.


Et avec tout ça, j'ai fait plein d'exercice, j'ai perdu une taille de pantalon mais sans perdre de poids, je me suis oxygénée, j'ai eu des fous rires... et j'ai conduit le tracteur ! (pas le petit d'en bas hein, le gros d'en haut, non mais ;-))


jeudi 3 avril 2008

Jolies plantes

EDIT du 7 avril (décidément !) : Je mets à jour le billet à l'aide de toutes les indications qu'a données Pierre-Michel dans ses commentaires.


EDIT du 5 avril : Mon mari vient de me montrer qu'avec juste un tout petit retraitement d'image je pouvais améliorer grandement la visibilité des photos, alors hop je les ai soumises à ce traitement, et c'est vrai que ça fait une sacrée différence !


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Une petite balade herboristique avant de partir donner un séminaire dans une ville loin, très loin. Je suis retournée sur le site des rosettes de la dernière fois. Manque de pot, les sangliers en ont dévoré la majeure partie. Parmi celles qui restent, des ophrys ont fleuri et des orchis sont en boutons.


Un Ophrys passionis pour commencer.



Je pensais à Neotinea usulata, Pierre-Michel pense à Orchis purpurea... on verra à la floraison ! (c'est vrai que sous cette forme, il y a de quoi hésiter, et j'ai déjà vu les deux dans le coin les années précédentes)




Les petites rosettes brillantes et pointues n'ont pas encore évolué. Sans doute Spirantes spiralis, ce qui m'avait été suggéré une première fois sur le forum Ophrys, et confirmé par Pierre-Michel, qui ajoute à ce propos :


Les feuilles sont présentes au printemps sous forme de rosette, puis disparaissent l'été. A l'automne, les fleurs apparaissent, avec une petite rosette à côté un peu plus tard : la fleur de l'année suivante.


Ça c'est ce qu'il reste de l'emplacement des petites rosettes tâchetées de Neotinea maculata... vraisemblablement les sangliers sont passés par là, et toutes ont disparu :-(



Les bourses-à-pasteur sont en pleine floraison.




Ophrys provincialis (?)



Quelques rosettes qui ont échappé aux sangliers ont malgré tout semble-t-il souffert de la neige de l'autre jour...



Il y en a aussi qui ont simplement souffert de l'endroit peu confortable où elles ont poussé...



Un peu plus loin que le site que j'avais trouvé, il y avait des ophrys fleuris partout ! La lumière du soleil passe au travers de cet O. archnitiformis.



Du sédum élevé.



D'autres Ophrys passionis.




Ophrys lupercalis (comme le petit voisin).




Ophrys bilunulata, qui ressemble à lupercalis mais avec le bord du labelle jaune, et un sinus entre les lobes du labelle en coin très étroit (au lieu d'un sinus arrondi).




Encore des Ophrys arachnitiformis.







Une rosette trouvée sur le même site, mais qui à mon avis ne donnera pas un ophrys mais plutôt un anacamptis pyramidalis ? A surveiller...



Et un dernier pied d'Ophrys arachnitiformis.