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dimanche 27 mars 2011

Les mots qui ne viennent pas

Je réalise en lisant des messages à propos du nuage radioactif, que je n'y prête aucune attention en dehors de ces moments-là. J'ai été tellement écoeurée lorsque j'ai appris ce qu'il se passait, et puis les premiers jours lorsqu'on a compris ce que ça allait impliquer, que j'ai déjà je crois exprimé à ce moment-là tout ce que j'avais à dire sur mon ressenti à ce propos et qu'à présent je n'ai même plus envie d'exprimer quoi que ce soit parce que c'est devenu tellement inutile.


...


J'essaie d'en dire plus mais pas moyen, rien qui me semble valoir la peine d'être publié ne me vient. Mais je n'en reviens pas de rester aussi silencieuse devant tout cela.

vendredi 9 octobre 2009

Clichés parisiens

Un sac de conférence avec ces deux mots : Université et Total. Comme la station-service, oui.


Deux pieds qui remontent l'escalier du métro, l'un avec une chaussure à fin talon, l'autre nu.


Les vagues de gens qui montent et descendent du métro.


Quelle est la ligne de pousse manette ? J'ai vu une femme conduire un métro, j'ai tant pensé à elle.


Une bulle personnelle de protection urbaine que j'ai crevée sans le savoir, et que je ne sais plus comment reconstruire.


Un immeuble devant moi, quand je le regarde, c'est tous les mondes engloutis qui me reviennent.


Refuser une soirée parisienne, même si, si, et si. Non non, vraiment.


Je pense à tous les gens d'ici que j'aime et que je n'ai pas eu le temps de voir. Je pense à tous les gens d'ici que j'aime et que j'ai vus. Je pense à tous les gens d'ailleurs que j'ai vus ici, ou non. Je suis seule dans ma chambre d'hôtel en écoutant Madeleine Peyroux, il pleut, les voitures passent sans arrêt sur le boulevard en dessous, je vais sortir dîner avec des amis provençaux et suisses.


Demain, je rentre.

dimanche 26 avril 2009

J'y étais

Juste !


mardi 21 avril 2009

Ôde à Meudon

Il y a 2 ans, un matin j'ai pris le TGV, puis le RER, puis le tramway et je suis descendue sur un tout petit quai ensoleillé. J'ai monté une rue privée, ponctuée de maisons plus magnifiques les unes que les autres, certaines en pierres, d'autres en bois. J'ai senti le calme — le calme avant la tempête. J'ai rempli mes yeux des magnolias en boutons. J'ai débarqué, essoufflée par le dénivelé et le poids de mon sac à dos de turbo-Ater, dans une rue de Meudon, avec la gare d'un côté, le CNRS de l'autre, le bar des auditionnés en face, et la circulation automobile au milieu de tout ça, comme un brusque rappel à la réalité. J'ai trouvé une amie lisant au soleil sur la terrasse. Je suis allée reconnaître le terrain, la salle où je passerais quelque temps plus tard, et je suis allée boire un café avec elle. J'avais aimé cette expérience. J'avais passé, en cette première journée d'une longue série dont j'ignorais alors tout de la durée et de la douleur, un moment d'un rare plaisir.


Ce que j'ai le plus apprécié, et je l'ai su tout de suite, et j'ai pu le vérifier à chaque nouveau passage, c'est le chemin qui monte au travers des magnolias. La saison est douce, même un jour de pluie. Les fleurs sont colorées, les odeurs douces et le calme précieux parce que si précaire, on le sait, on ne pense qu'à ça. Un instant propice à la concentration, à la détermination, à la volonté. On remonte ce chemin comme on remonte toute l'histoire qui nous a amené là, sur ce petit chemin de Meudon, par un matin d'avril. J'ai le choix pour m'y rendre, mais j'aime trop ce chemin pour en prendre un autre ; si j'arrivais par le train, j'aurais trop l'impression de râter une étape capitale.


J'ai pris ce chemin deux fois il y a deux ans, deux nouvelles fois l'année dernière, et je le prendrai une seule cette année : j'ai dû brusquement abandonner mon premier rendez-vous il y a quelques semaines. C'est pour tout bientôt. Je sais que je ne le reprendrai plus, ensuite. C'en sera fini de ces rendez-vous printaniers dans un quartier méconnu, complètement à part du reste, pour un moment que l'on prépare plus qu'on ne le vit réellement.


Je me demande si d'autres candidats vivent cela comme moi. Je me demande si des membres du jury ressentent cela. Je me demande si certains au contraire détestent ce chemin parce qu'il monte et que c'est fatiguant. Je me demande si l'on devrait en parler pendant l'audition, et constituer les sous-jurys en fonction des différents chemins que l'on aime prendre pour se rendre en ce lieu si inhabituel pour chacun de nous. J'en avais parlé à un membre du jury une fois, il m'avait répondu d'un air rêveur, "Ah oui ce chemin..." Je me demande si, quand le temps le permet, on devrait faire les auditions sur le chemin, l'arpentant tous ensemble, parlant, s'interrompant pour indiquer une touffe de chélidoine devant un portail, des fleurs de fumeterre qui s'incrustent entre les pierres d'un muret. Péripatéticienne audition, dont les accents suivraient les éléments du parcours.


On ferait un bout de chemin ensemble, pour voir si nos pas peuvent apprendre à s'accorder, pour voir si nos idées voguent sur les mêmes flots, pour voir si l'on peut se surprendre les uns les autres. Pour donner un peu de souffle à l'exercice, pour ne pas s'enfermer dans un cube au papier peint blanc, aux chaises jaunes, au vidéo-projecteur gris, aux places nominatives. Chacun n'aurait pour lui que ce qu'il est dans la vie, son souffle, sa voix, ses connaissances, son à-propos, son ancrage dans le réel.


Il faut que je trouve un moyen de donner cette énergie-là à mon audition. Que je les emmène au-delà de la pièce, du bâtiment, de la cité. Et quand je sortirai, je pourrai regarder la tour Eiffel au loin en me disant : "J'y étais à l'instant".

jeudi 20 novembre 2008

Beaucoup de temps (et pas moins de choses)

A nouveau un long moment sans poster de billet, mais je n'ai pas chômé.


Il a plu. Longtemps. Beaucoup. Pendant presque 15 jours consécutifs. Alors on s'est occupés comme on a pu.



Et puis, par un beau matin...



On a rassemblé 4 des chevaux et on a profité de la repousse de l'herbe pour les mettre dans un pré tout neuf.




On est allés au salon du cheval de Montpellier, Equi'Sud. On a été assez déçus, on pensait trouver un salon aussi grand que celui d'Avignon mais en réalité c'était beaucoup plus petit. Et l'on pensait pouvoir acheter plein de matériel en faisant des affaires, mais il y avait très peu de stands et qui vendaient très cher. Alors on n'a rien pris... sauf la photo d'une ânesse bien jolie (du Poitou je crois ?, mais je n'y connais rien en ânes) !



Et puis comme il s'est remis à faire soleil, on a foncé dans les bois chercher quelques champignons. On a trouvé plein de gros sanguins, que l'on a partagés avec les gens de la ferme. Mhhh !



Ici, les cavaliers sont adorables et nous ont proposé de monter leurs chevaux. Mais ils ont tous du matériel de western et c'est pas trop mon truc (pour ne pas dire, pas du tout). Alors on a parcouru internet jusqu'à trouver les selles les plus fantastiques du monde à mon goût : deux Stübben Parzival, une mixte tendance dressage et une mixte tendance obstacle. La dressage est nickel, l'obstacle a pas mal de réparations à faire (comme on le voit sur la photo !) mais les deux promettent d'être géniales à l'utilisation.



Et puis, après le premier cheval, on en a fait déferrer un second. Pour ce faire on a demandé à une pareuse professionnelle qui vient de s'installer dans la région, qui est venue faire le point du premier, et déferrer proprement la seconde. On a eu un contact nickel et on est complètement ravis.



Autant le premier déferré a mis du temps à remarcher correctement, et a encore quelques hématomes dans l'avant de la sole (et d'ailleurs il faudra qu'on lui mette des sandales aux antérieurs pour les premiers temps de monte), autant la seconde se porte déjà comme un charme après quelques jours. Elle trotte et galope, avec ses pieds nus, c'est un pur plaisir ! Je reviendrai là-dessus plus précisément, avec des photos et tout, parce qu'à partir de maintenant c'est nous qui nous occuperons du parage d'entretien, en suivant les conseils avisés de la pareuse et entre ses visites !


Et pour finir, voilà la plus grosse part de nos occupations de ces temps-ci. Pour monter à l'occasion mais aussi pour s'amuser à pieds avec les chevaux et leur apprendre des tours, on a entrepris de se faire une carrière. On l'a positionnée au milieu des parcs de façon à ne pas empiéter sur les terres agricoles (faudrait pas abuser tout de même), dans l'endroit le plus plat — ou en tout cas le moins penché...


Une vue du site au début des travaux : on a déjà planté 22 poteaux de bois pour délimiter la carrière, qui fera 60 m de long sur 20 m de large (une dimension standard, en somme).



C'est assez pierreux mais c'est pas le pire endroit ! On devra dégager toutes ces pierres, une fois qu'on aura fini le tour.




Une fois les poteaux plantés (ouffff...) il faut les relier avec quelque chose, de préférence relativement voyant et paraissant fixe afin que les chevaux puissent s'appuyer dessus (enfin, pas au sens propre). On avait pensé à des planches, classiquement, mais on avait peur de ne pas en trouver des assez longues (en moyenne 4 m entre les poteaux) et en quantité suffisante (sur 160 m de contour...). Alors on a cherché dans "la caverne l'Ali Baba" (l'endroit où notre propriétaire amasse des centaines de trucs et autres bidules, au cas où, si besoin est, et aussi juste parce qu'il aime ça) et on a trouvé des mètres et des mètres de vieilles cordes d'amarrage. Nickel !



Reste à les attacher aux poteaux... et avant cela, à les dédoubler parce qu'elles sont cousues en double, formant une longue boucle. Et au final, ça donne ça :




Reste à finir le tour... Hier on a ramené encore de nouvelles cordes pour finir la largeur et la longueur qui nous manquent, et on a reconstitué proprement le parc que l'on avait amputé de cette carrière, avec des piquets et des fils électriques placés le long du tour de la carrière à environ 1 m de distance pour éviter que son locataire vienne mettre sa tête dans la carrière pendant qu'on passe à cheval. Ensuite on mettra un coup de tractopelle dans la carrière pour la mettre autant à niveau que possible, et on enlèvera les pierres. Pour finir, je ne sais pas si l'on tentera d'y mettre du sable, des copeaux ou je ne sais quoi, ça dépendra de ce qu'on trouvera sur place surtout, parce que le but du jeu c'est de se faire une carrière pour pas un rond, juste avec des matériaux de récupération.


Et avec tout ça, j'ai fait plein d'exercice, j'ai perdu une taille de pantalon mais sans perdre de poids, je me suis oxygénée, j'ai eu des fous rires... et j'ai conduit le tracteur ! (pas le petit d'en bas hein, le gros d'en haut, non mais ;-))


jeudi 19 juin 2008

(Là) où va le monde

Les chercheurs bloquent le CA du CNRS.
On refuse de donner la nourriture périmée des supermarchés à ses frères affamés de peur de perdre sa place.
Esbjörn Svensson est mort.
Le Sénat rejette l'amendement sur les langues régionales.
Quelle belle journée.

Le titre me manque


Esbjörn Svensson Trio, "Ballad for the unborn", in Seven days of falling, 2004.

Richard G. en parle . Citizen Jazz l'annonce comme ça. Moi, je n'étais pas au courant, je viens de l'apprendre en parcourant mon agrégateur.


Esbjörn Svensson est mort.


Ça faisait des années qu'il passait en concerts par ici, lors de tous les festivals estivaux du coin, et chaque année je remettais à plus tard parce que pas le temps, parce que pas là, parce que pas les moyens. Voilà que c'est perdu, je ne le verrai jamais en scène. Il paraît que c'était magique, que c'était une expérience de puissance, de beauté, d'harmonie. Je le crois sans problème en écoutant ses albums studio que je connais.


D'un accident de plongée.


Combien de mes heures de travail ont été rythmées, initiées, imbibées de ses notes ? Combien de fois E.S.T. m'a apporté la juste sérénité qu'il me fallait, la vitalité, la joie, la beauté ? Qui n'a pas apprécié les morceaux que je leur ai fait écouter ?


Il avait 44 ans.


J'aimais l'écouter, et j'aimerai toujours le faire, mais je n'aurai plus cette joie de découvrir de nouvelles interprétations. De le savoir évoluer en même temps que moi, que nous, de créer sa musique dans cet environnement qui est notre réel commun : le monde. Immédiatement, là, je me mets à penser à mon futur fils. Jamais il ne vivra la joie, l'enthousiasme, le plaisir de la découverte d'un nouvel album d'E.S.T. Il y en aura d'autres certes, mais il était l'un des créateurs vivants que j'estimais le plus.


Son prochain album sortira en septembre.


C'est si lointain, et c'est si triste.

jeudi 3 avril 2008

Grrrr (les dents qui claquent)

Je viens d'entendre un bout de météo sur Inter, ils parlaient de 25° en Provence. Et pendant ce temps, là où je vais, c'est prévu comme ça :



Oui ben ça va hein, c'est pas la peine d'en rajouter !!

vendredi 22 février 2008

Echo d'image

L'autre jour je disais à Mema qu'on n'avait pas les mêmes paysages quand on partait en vadrouille professionnelle, elle et moi... moi, j'y vois plutôt ça :


dimanche 20 janvier 2008

Viatge a Barcelona, quart dia, 1 : Parc de la Citadelle etc.

Le parc de la Citadelle tout d'abord.



En 1714, la guerre de succession d'Espagne se solde par une victoire française et l'installation de Philippe V sur le trône, de la dynastie des Bourbons.


La quartier d'El Born dans La Ribera est alors très prospère. Le roi en fait raser toute partie, afin d'y construire une énorme citadelle entourée d'une esplanade défensive, au bord de l'eau. Autant dire que cet édifice est d'emblée détesté par les barcelonais... si bien qu'au XIXe siècle elle a finalement été entièrement rasée à son tour.



A sa place on a établi un grand parc, qui accueille aujourd'hui le Parlement de Catalogne et le musée d'histoire naturelle, ainsi que quelques restes de l'exposition universelle de 1888.


L'esplanade a été, pour sa part, transformée en grande halle, qui aujourd'hui abrite les vestiges retrouvés de la première partie de la ville...



Il abrite également, en vrac, une fontanie magistrale à l'édification de laquelle avait participé un jeune architecte du nom d'Antoni Gaudi (en réparation pendant notre séjour), un mammouth centenaire en taille réelle au pied duquel il est de bon ton de se faire photographier, un montage artistique étrange et pas très heureux avec des roues et des pneus, le zoo de Barcelone qui paraît-il est en cours de déménagement pour cause de place manquante, deux arboretums datant de l'expo universelle mais qui étaient également fermés...




Seconde partie, sans transition : la soirée.


Tout d'abord un apéro dans un pub de la carrer de Ferran. Quelques flous d'ambiance.





La décoration.




Et puis le dîner du jour de l'an. Flous d'ambiance également.



J'adore celle-là, ses couleurs et puis la mobylette impromptuement nette qui apparaît dans le mouvement du personnage.




Les raisins des 12 coups de minuit.



On était complètement crevés par les kilomètres de marche quotidiens, si bien que l'on n'a pas fait long feu ce soir-là ! Mais qu'à cela ne tienne, la soirée s'est terminée dans les bras d'Antonia et sous les embrassades des serveurs et autres cuisiniers de l'Organic... définitivement une adresse à connaître et à pratiquer là-bas.

lundi 14 janvier 2008

Viatge a Barcelona, quart dia, 1 : Divers

Nous nous sommes réveillés relativement tôt le matin. Relativement, comparé aux us locales : il semble que les barcelonais ont le sommeil assez décalé... si bien qu'à 8h, pendant notre petit café en attendant d'aller réveiller nos amis fourbus par les balades de la veille, nous avons pu assister à l'installation du marché...



Second petit déjeuner, avec tout le monde cette fois, sur la via Laetiana.



Puis direction le parc de la Citadelle, dont je ferai un billet à part. Nous y avons passé un long moment, à nous prélasser au soleil, à profiter du temps qui s'écoulait doucement, jusqu'à l'heure de déjeuner où, après avoir fait un petit détour pour voir de plus près l'arc de triomphe (imposant mais pas terrible), nous sommes redescendus dans La Ribera en nourissant l'espoir de déjeuner à Origen 99%, en vain (trop de monde déjà).


Alors nous avons marché, flâné, déjeuné, baladé... puis vers 17h retour vers l'hôtel pour la sieste quotidienne.


Mais mon mari et moi n'avions pas envie de nous enfermer, alors nous sommes restés dehors à remonter El Raval et son alternance de grandes places toutes récentes, de petites rues médiévales et de chantiers de destructions-reconstructions massives, jusqu'à la plaça de Catalunya. Nous sommes repassés devant le MACBA, (...)



(...) et remontés le long de la bibliothèque de l'université.



J'aime beaucoup cette série de photos, si bien que je n'ai pas su laquelle choisir parmi les trois. C'était drôle de voir ces quelques gens, vers 18h le 31 décembre, être en train de travailler sous les yeux des touristes passants.




Je n'ai pas fait de photos du reste de la balade, on a beaucoup parlé, on est restés en silence aussi, on a profité de quelques instants de solitude à deux dans cette grande ville qui n'est pas la nôtre, devant toutes ces images nouvelles qui défilaient sous nos yeux qui tentaient de tout emmagasiner.


On a également tenté d'entrer dans un magasin Camper (c'était bien le seul magasin que l'on s'était promis de faire tant qu'on était là-bas), et là immense déception : Non seulement il n'y a plus de soldes à cette époque de l'année (quand on était venus il y a 9 ans, il y avait des soldes juste à ce moment-là), mais en plus les prix sont devenus exactement les mêmes qu'en France. Alors tant pis, pas de Camper espagnoles pour cette fois.


Ensuite nous avons retrouvé nos amis vers 19h30, et sommes partis en quête d'un bar où boire l'apéro... mais cela fera également l'objet d'un prochain billet !

dimanche 13 janvier 2008

Viatge a Barcelona, tercer dia, 3 : Métro, Ribera et Organic

Encore quelques images de cette troisième journée qui n'en finit pas ! Après la visite de l'hospital de Sant Pau il n'était que 14h... alors on a pris le métro (...)



(...) et on est descendus sur le port dans l'espoir de faire une surprise au petitou qui nous accompagnait pour nous faire pardonner tous ces bâtiments même pas drôles où on le traînait depuis des jours... : une visite de l'aquarium.


Oui mais, on a vite changé d'avis quand on a vu le prix de l'entrée : pas moins de 16 euros par personne ! (et il faut pourtant ajouter que c'est même moins cher que la visite de la casa Batllò, qui cartonne avec ses 16,50€ l'entrée... quand on pense que la Sagrada Familia est à 8€) On s'est donc divisés, un adulte l'accompagnant pour la visite (tout de même, on ne pouvait pas décemment le laisser sur une telle déception), et les trois autres affalés à la terrasse du coin en les attendant.


Ensuite, remontée tranquilou vers l'hôtel pour se reposer avant de ressortir dîner, en faisant un petit détour par le quartier de La Ribera, à flâner dans les ruelles.



Dans le quartier de La Ribera, en fin de journée, quelques pas de découverte des ruelles à l'heure du séchage de linge.



Puis dîner à l'Organic, carrer de la Junta del Comerç, dans El Raval.




Organic est un ensemble de commerces alimentaires bio et végétariens délicieux et très sympas, dont la devise est "organic is orgasmic" ! Et c'est pas loin d'être faux ;-) Apparemment chapeautés (de main de maître) par l'adorable (et non moins extravagante) Antonia, ils se sont installés dans El Raval avec (au moins ?) deux snacks ouverts à midi, un gros stand sur le marché de la Boqueria et un restaurant pour le soir (c'est là que nous sommes allés).



Ce sont quelques photos prises sur le vif, qui donnent bien l'ambiance de cette soirée, douce, conviviale, colorée et délicieuse.


Viatge a Barcelona, tercer dia, 2 : Hospital de Sant Pau

Après la Sagrada Familia, nous remontons l'avenue Gaudì direction, à l'autre bout, l'Hospital de la Santa Creu i de Sant Pau.



Agrandir le plan


Il s'agit d'un ensemble de bâtiments construits par l'architecte moderniste (comprendre Art Nouveau en Catalogne) Lluis Domènech i Montaner à partir de 1901 et terminé post mortem en 1929, pour remplacer l'ancien hospital de la Santa Creu qui datait du moyen-âge. Il est aujourd'hui classé patrimoine de l'humanité par l'UNESCO.


Il s'agit d'un ensemble monumental. Le projet initial comprenait neuf îlots de l'Eixample (partie nouvelle de la ville).
L'origine du projet est le don que le banquier Pau Gil avait fait (quatre millions de pesetas de l'époque) pour construire un hôpital qui puisse couvrir toutes les exigences médicales au plus haut niveau.
Le projet initial comprenait 48 pavillons desquels seulement 27 ont été finalement construits. On peut se faire une idée de la complexité et importance des travaux si l'on pense qu'ils durèrent depuis 1901 jusqu'en 1930.
Entre touts les pavillons il faut signaler celui de l'administration auquel on accède à travers un perron. À droite et à gauche se situent les corps de la Bibliothèque - Musée et du Secrétariat - Archive. Dans un espace séparé se trouve l'impressionnante église.
Nous allons citer seulement les noms des artistes plus importants qui collaborèrent avec Domènech i Montaner, spécialement Eusebi Arnau et Pau Gargallo qui réalisèrent les nombreuses sculptures de l'ensemble. Les dessins de la décoration peinte et les mosaïques furent réalisés par Francesc Labarta. Le fer forgé est du à Josep Perpinyà.
Source : gaudiallgaudi.com


C'est ce même architecte qui a construit le Palau de la Musica Catalana (également inscrit au patrimoine de l'humanité), la casa Lleó Morera de la Manzana de la discordia (incroyable pâté de maisons du Passeig de Gracia où trônent la casa Batllò de Gaudi et la casa Amatller de Puig i Cadalfach), ou encore le bâtiment qui aujourd'hui héberge la fondation Tapiès. Beaucoup plus classique (si l'on peut dire !) que Gaudì, mais très impressionnant aussi, et très grande figure du modernisme catalan.


L'hôpital sert encore, chaque pavillon portant une spécialité. Mais récemment un autre bâtiment, gigantesque, a été construit derrière le site et peut accueillir beaucoup plus de monde... Le projet actuel est de transférer progressivement tous les malades dans le nouveau complexe et de faire de l'oeuvre de Domènech un musée.


Et voici mes p'tites photos du lieu :


vendredi 11 janvier 2008

Viatge a Barcelona, tercer dia, 1 : la Sagrada Familla

LE grand classique de Barcelone : la cathédrale de la Sagrada Familia, trônant au beau milieu des carrés parfaits de l'Eixample (l'extension en catalan), qui dresse déjà ses flèches (les plus petites !) au-dessus de toute la ville.


Elle a considérablement changé depuis notre dernière visite, il y a 9 ans : la construction a (évidemment !) beaucoup avancé. Le trancept est fini, le choeur presque aussi. Le plafond est bien avancé, il ne reste plus qu'un morceau à faire. Certains vitraux ont été installés, qui diffusent une lumière démentiellement colorée sur les colonnes formant une forêt onirique. Des offices ont déjà lieu. Ils prévoient la fin des travaux pour 2020, c'est incroyable, ça sera une véritable merveille !


En attendant, il faut collectionner les images du chantier, pour le souvenir. Et pour la beauté de ce bâtiment complètement incroyable.


J'ai fait des tonnes de photos, en voici un extrait, qui est déjà assez long pour que j'en aie fait un diaporama Picasa plutôt qu'une série ici (j'ai pitié des temps de chargement...). Le voici, donc :


dimanche 6 janvier 2008

Viatge a Barcelona, segon dia : le MACBA

Mais avant toute chose, un (bon) café chez le torréfacteur...




...puis direction l'avenue de Paral.lel pour garer la voiture dans un endroit moins cher que la vieille ville !



Petit détour par l'aire de jeux, ça fait des heureux.



Et voici le MACBA, le musée d'art contemporain de Barcelone. C'est fou comme les alentours ont changé depuis notre dernier séjour, il y a 9 ans : tout le quartier était en cours de construction, ou plus exactement de destruction, il y avait des ruines, des murs nus et des palissades partout. A présent c'est tout proprêt et tout nickel. Et très réussi, faut l'avouer.



La librairie juste à côté.



Une partie d'un montage d'Antoni Tapiès à l'entrée du musée (les autres parties sont à l'étage, en partie dehors sur la terrasse et en partie dedans sur le palier). Les critiques d'art y vont vu un plaidoyer pour la paix dans le monde, moi j'ai juste trouvé ça très joli.



Le programme des réjouissances : la collection + deux expositions, "Sota la bomba" et "Joan Jonas. Timelines."





Direction le second étage.



L'architecture du bâtiment se prête vraiment aux photos, c'est magnifique. Je ne suis d'habitude pas fan des trucs contemporains, mais là...





Un détail de "Sota la bomba" : Picasso en train de peindre dans son atlier.



Des vidéos de l'époque (seconde guerre mondiale) qui passent, et juste à côté de moi, hors champ, la plus belle émotion picturale du séjour : un tableau de Hopper. Je n'en avais jamais vu en vrai, j'étais folle de joie, qu'est-ce que c'est beau !



Descente des escaliers vers le premier étage.




Le seul "truc" qui m'a plu dans "Timelines". Le reste était un ensemble d'installations qui me sont restées complètement opaques.



La collection n'était pas très intéressante, quelques toiles pas trop mal à mon goût, c'est tout. Mais je suis ravie d'avoir visité ce musée qui était fermé pour travaux la dernière fois que j'étais venue.