mardi 9 janvier 2007

Unis avec Bové

On m'a envoyé ça aujourd'hui. Je trouve que ça se justifie.
APPEL NATIONAL

José Bové peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche !

Un immense espoir est né le 29 mai 2005 : la majorité de la gauche française a dit « Non » au projet libéral de constitution européenne. Cette majorité va-t-elle manquer le rendez-vous de 2007 et laisser le champ libre aux battus de 2005 ? La logique du « chacun pour soi » l’emportera t-elle finalement sur l’aspiration unitaire qui n’a cessé de grandir et de s’exprimer dans le mouvement des collectifs ?

Nous ne pouvons pas nous résigner à ce gâchis historique.

Il est encore temps d’éviter ce scénario-catastrophe si nous nous rassemblons autour de la seule candidature qui peut encore porter notre projet commun dans la bataille de l’élection présidentielle : celle de José Bové.

José Bové est dans notre pays la principale figure de la résistance populaire à la mondialisation libérale. Il est l’un des acteurs de premier plan de cette résistance à l’échelle internationale. Connu de tous nos concitoyens pour ses combats de militant syndical et altermondialiste, il est l’un des plus à même de faire entendre et partager au plus grand nombre nos propositions pour en finir avec le chômage, la précarité, la misère, le pillage et la destruction de la planète.

Il peut ainsi être le trait d’union entre tous ceux qui veulent que ça change vraiment. Un trait d’union entre les différents courants politiques de la gauche antilibérale. Un trait d’union entre ces courants politiques et le mouvement social, associatif, citoyen et altermondialiste qui s’est affirmé sur la scène publique ces dernières années. Un trait d’union entre les exigences sociales, écologiques et démocratiques qui ont convergé dans le « Non » en 2005.

José Bové s’est depuis longtemps déclaré disponible pour être le candidat de notre rassemblement.

Nous pensons qu’il doit l’être. Non pour ajouter de la division à la division, mais pour retrouver ensemble le chemin de l’union et de l’espoir et poursuivre l’expérience précieuse de centaines de collectifs unitaires.

Nous voulons l’unité de la gauche antilibérale, alternative, solidaire et écologique. Pour tous ceux qui souffrent de l’injustice et de la régression sociale. Pour ceux qui n’en peuvent plus des bas salaires et des petits boulots précaires. Pour tous les laissés pour compte, les sans emploi, les sans logis, les sans-papiers. Pour les jeunes qui galèrent. Pour tous ceux qui ont peur du lendemain. Pour répondre à l’attente de ceux qui risquent de se tromper de colère ou de baisser les bras...


C’est vital et c’est urgent.

Vous pouvez signer l'appel ici.

dimanche 7 janvier 2007

Brouillard


Ce matin au réveil. Alors pour voir la Sainte Victoire c'est pas gagné.

samedi 6 janvier 2007

Les 606 saucisses de l'archiduchesse sachant chasser sans son chien

En flânant de lien en lien, je suis arrivée sur une page qui recense toute une liste de virelangues. Dans la liste j'ai retrouvé un truc dont je croyais, petite, que mon pére était l'auteur, parce que je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui connaisse ça:
Quand un gendarme rit dans la gendarmerie,
tous les gendarmes rient dans la gendarmerie.

Il me l'avait dite un jour en passant en voiture devant une gendarmerie à l'entrée de Hyères, je n'ai jamais oublié. Il y a quelques mois je suis par hasard repassée devant cette même gendarmerie, j'y pensais encore.

J'en ai aussi retrouvé un autre, dont je ne connaissais pas la "version complète":
Tatie, ton thé t'a-t-il ôté ta toux,
disait la tortue au tatou.
Mais pas du tout, dit le tatou,
Je tousse tant que l'on m'entend
de Tahiti à Tombouctou.

Et puis un dernier pour la route. Je me souviens clairement du texte de cette chansonnette, mais plus du tout de son air:
Buvons un coup ma serpette est perdue, mais le manche, mais le manche ...
Buvons un coup ma serpette est perdue, mais le manche est revenu!

(On répète ces phrases à chaque fois en changeant toutes les voyelles en "a", puis en "e", puis en "i", etc.)

Les virelangues (tongue-twisters) c'est drôle aussi en hollandais:
Zou me zo een zorg zijn zou mijn zuster sientje zeggen als ze zondagsmorgens zonder centen kwam te zitten

En africaans:
Die duiwel druk die domme donkie dwarsdeur die driedubbele doringdraad, dat die domme donkie dwarsdeur die driedubbele doringdraad dwars draai.

En breton:
C’hwec’h merc’h gwerc’h war c’hwec’h marc’h kalloc’h o tougen c’hwec’h sac’h kerc’h.

En basque:
Ikusi xut aker oker, adar makar okerrik; baia etxut ikusi Lakarreko aker-oker adar-makerra bezain ederrik.

En catalan:
Com a ploure, prou que plou, Pau, però plou poc.

En danois:
Da de hvide kom til de vilde, ville de vilde vide hvad de hvide ville de vilde.

En créole haïtien:
Sèt tèt chat nan chak sak.

En gascon:
Tap tarat taparà, tap pas tarat taparà pas.

En guarani:
à aha ya ha à ha ya à

En portuguais:
Compadre compre pouca capa parda porque quem pouca capa parda compra pouca capa parda gasta. Eu pouca capa parda comprei e pouca capa parda gastei.

En espagnol:
Tres tristes tigres tragaban trigo en un trigal.

Et en zulu:
Ingqeqebulane yaqaqela uqhoqhoqho, uqhoqhoqho waqaqela iqaqa, iqaqa laqalaza.

samedi 30 décembre 2006

Le grand ménage

Le grand ménage, c'est le blog bien connu de Raffa, qui contient ce génialissime Livret avec toutes les recettes de produits ménagers économiques et écologiques. Sur le site il y a aussi une série de photos du livret "en situation", dont celle-ci que je trouve extra:


jeudi 28 décembre 2006

Raoul Vaneigem

Qu'il soit désormais établi, dès le plus jeune âge, que la connaissance des êtres et des choses n'a pas pour but de suborner, de dominer, d'ériger en juge mais de répondre aux sollicitations mêmes de cette faculté créatrice qui est le propre de l'homme et de choisir avec discernement ce qui peut nous aider à mieux vivre.
Raoul Vaneigem (2003) Rien n'est sacré, tout peut se dire - Réflexions sur la liberté d'expression, La Découverte: Paris.


mercredi 13 décembre 2006

Brouillard

Le brouillard se lève sur Saint Michel.




dimanche 10 décembre 2006

Paroles de paysans !

La Confédération Paysanne a sorti le film: Paroles de Paysans !
Ni éleveurs bovins, ni producteurs de porcs, de lait ou de fromage, les femmes et les hommes que nous avons croisés ont choisi simplement d’être paysans.

Une façon pour eux, de rappeler avec force leur attachement au pays, à la terre. Un pays dont ils prennent soin, qu’ils protègent. Dans le Nord, en Isère, dans le Sud-Ouest, en Bretagne, il existe des paysans qui s’interrogent, se battent pour une agriculture plus juste, plus humaine, plus respectueuse de l'environnement.


La bande-annonce est particulièrement revigorante.

A vot' bon coeur

Acrimed, c'est aussi une association, et comme toute asso elle a besoin d'adhérents et de sous.
Et/ou, pour les vœux que vous prodiguez à l’occasion du Nouvel an ou pour tout autre usage, l’achat de ces cartes postales sarcastiques réalisées par Sébastien Marchal, un graphiste adhérent de l’association. En les achetant, vous pourrez découvrir leur verso qui vous réserve une surprise ... « pédagogique ».

jeudi 30 novembre 2006

Pétrole

La raffinerie entre Montpellier et Sète, le matin en passant dans le train.




jeudi 23 novembre 2006

Lever de soleil

Lever de soleil vu du train, entre Nîmes et Montpellier.




lundi 13 novembre 2006

Jean Sur

Intervenir ? Et si ça tournait mal ? Mais comment cela pourrait-il bien tourner si on laisse ces jeunes aussi affreusement seuls, si on les abandonne à tous ces mots creux ? Une seule question, une seule angoisse. Y a-t-il encore assez de responsables pour vouloir que ça se passe bien ? Pour mettre de côté les tactiques, les avancements, les ambitions ? Je n'en suis pas sûr. Je n'en suis pas sûr du tout. Et puis, s'il n'y avait que les quartiers… De quoi ils sont le signe, il faudrait un Hypermarché pour le raconter. J'en étais à me demander par quel bout commencer quand un ami formateur m'appelle, tout remué. Il sort d'une session. Il est en train de développer une idée quand un stagiaire l'interrompt poliment et lui dit son étonnement de l'entendre employer des mots comme en effet, parce que, pourtant, donc, etc. Les autres sourient : ils se posaient aussi la question. Un formateur en communication leur a expliqué que ces mots-là ne servent à rien, qu'ils sont l'échafaudage qu'on retire quand la maison est construite, que ce sont de simples chevilles, qu'ils gâchent un discours, qu'il faut les éviter. Je ne ris pas, vous savez. Je ne mens pas. Ils ont dit ça. Et mieux même. Puisqu'on en était à se parler, une autre stagiaire, elle aussi, s'est étonnée. Non seulement cet ami emploie des donc et des en effet, mais il lui arrive de se servir de tournures négatives. " Jamais de négation, a dit le communicateur, ça casse une image, la négation. Rien que de l'affirmation. Être positif. Toujours positif. " Je vais dire les choses calmement. Ça, la plupart des tyrans du XXe siècle ne l'ont pas fait. Ils ont bourré le crâne des gens avec leurs âneries, ils leur ont fait brailler des slogans, chanter des inepties : la structure de la langue, ils ne l'ont jamais touchée. Ils n'ont jamais osé, ils n'ont même jamais songé y toucher. Seul le nazisme, que les démocrates mondialisés s'en souviennent, s'en est pris à la syntaxe et au lexique. Qu'on n'oublie jamais cela dans les entreprises, dans ces belles entreprises avec lesquelles nous sommes si gentiment réconciliés et où, la langue, on la sabote systématiquement, on l'attouche, on la viole. Où les excellents patrons humanistes payent grassement des saboteurs incultes que les excellents syndicalistes humanistes, l'air bonasse, regardent faire. Pourquoi n'interdirait-on pas aux gens d'articuler leur pensée et de dire non ? Chacun son idée et la course au fric pour tout le monde, c'est pas ça la liberté des veaux ? Et puis, qu'est-ce que ça change à la production, à la consommation, à la négociation ? Ce n'est rien, c'est pour rire, c'est la mode. " Vous dites que ça fait une pensée de pantin, avec des jambes sans genoux et des bras sans coudes ? Qu'est-ce que vous avez contre les pantins ? Nous sommes tous des pantins, mon pauvre vieux. Vous aussi. Excusez-moi. Un client. " Désarticuler les gens et les rendre incapables de refuser, ça s'appelle comment ? Les Droits de l'homme, ils roupillent ? Vous savez ce qu'on fait, vous savez ce qu'on devient quand on n'a plus le droit ni d'articuler ni de refuser ? On branle des mots au hasard. On devient une lavette, une lavette citoyenne. " Au début du siècle numéro 21, la civilisation occidentale s'était essentiellement consacrée à la production de lavettes citoyennes. " Je raconte ça à des gens. Ils ne réalisent pas. Ils croient que j'exagère. Que le plancher soit à ce point pourri, que les termites bouffent les meubles de famille, ils ne peuvent pas imaginer, ils ne veulent pas imaginer. L'amiante mentale, ils ne voient vraiment pas ce que ça peut être. Bruno Frappat rigole : il pense que c'est mon côté 68, il trouve ça sympa. Jean-Pierre Chevènement dit que je suis un original. Quelques formateurs savent, eux. Les grosses saletés, au début, il n'y a toujours que quelques types qui en parlent. Bien sûr que les banlieues, en un sens, sont une question annexe ! Mais ni les gars des banlieues ni les gars des entreprises ne sont des questions annexes. Il ne faut pas les laisser seuls.

Jean Sur, Le marché de Résurgences (XXVIII).

dimanche 5 novembre 2006

Photographie(s)

J'aime beaucoup Olivier Rateau.


mardi 31 octobre 2006

Cornélius Castoriadis

Être libre ou se reposer, il faut choisir.

Plein d'idées intéressantes ici.

lundi 30 octobre 2006

Chateauneuf-lès-Moustiers

Village abandonné depuis la fin de la seconde guerre mondiale. (bref historique)


Quatre ans plus tard éclata la guerre de 14. Sur les vingt ribotins (qui se réunissaient pour faire la fête), dix-sept restèrent sur les champs de bataille. En mourut aussi, le village de mon père, Châteauneuf-les-Moustiers.
Marcel Scipion, L'arbre du mensonge.





L'église.





Anciennes rues.





La place. Le tilleul est toujours là.



C'est fou comme le village s'est délabré en un rien de temps, quand on compare ces photos à celles que l'on peut trouver sur d'autres sites. Par exemple ici, où il reste des toîts avec des tuiles. Pourtant, en 2003, et même en 2000, le village était dans un état assez semblable à aujourd'hui.








Quelques autres photos ici.

Rapaces de Haute Provence

Détails d'un panneau à l'entrée de Rougon, pour reconnaître les rapaces vus d'en bas.



Le dernier, c'est le faucon crécerelle, comme celui qu'on avait trouvé dans le jardin.


Apparemment le village semble être un haut lieu des ornithologues, hier il y en avait toute une équipe perchée au plus haut point du village pour essayer de filmer des vautours. Les oiseaux étaient bien là, mais un peu trop loin pour qu'on puisse en profiter.

Rougon

Passage par Rougon, village hors AGCS.









Vers le sud-ouest.



Vers l'est, avec le Verdon et la route en contre-bas.



Vers le sud.



Vue générale du village.



La Palud sur Verdon

Rencontre avec des moutons géants et leur berger à l'obscur dialecte pendant une halte à La Palud.







Lac de Sainte Croix

Pique-nique sur les bords du lac de Ste Croix, côté Aiguines.



dimanche 15 octobre 2006

Jean Sur

Penser ce qu'on sent, dire ce qu'on pense, faire ce qu'on dit.

Résurgences


jeudi 12 octobre 2006

Invitée surprise

Une petite femelle faucon crécerelle (voir aussi la fiche de la LPO), blessée à l'aile et à la patte, et tombée hier dans le jardin.


J'en ai profité pour la prendre en photo, c'est tellement rare d'avoir une si jolie bête sauvage sous la main.